« Les mots justes trouvés au bon moment sont de l’action. »

Hannah Arendt (1906 - 1975)

Magyd Cherfi, parolier de Zebda : « Il faut construire un récit qui intègre tous les Français »

Magyd Cherfi à Paris. Photo Julien Le Gros

Magyd Cherfi à Paris. Photo Julien Le Gros

Magyd Cherfi, Français d’origine algérienne, membre du groupe toulousain Zebda, a marqué la rentrée littéraire avec « Ma part de gaulois », paru chez Actes Sud. De façon rafraichissante et sans démagogie, ce récit autobiographique nous parle des exclus du roman national. Nous retrouvons le chanteur dans un café parisien en train de lire « Théorie d’Alger », de Sébastien Lapaque. Le décor est planté. Rencontre.

The Dissident : En lisant « Ma part de gaulois », on ne peut pas s’empêcher de faire le lien avec les récents propos de Nicolas Sarkozy. Qu’en pensez-vous ?

Magyd Cherfi : J’ai fait une première mouture il y a cinq ans. Puis Zebda a repris ses activités : deux albums, deux tournées. J’ai terminé il y a quelques mois. Quelle que soit la production, ça a toujours été d’actualité. Quand je parle d’Algériens, de migration, de discrimination,  ça ressemble à ce qu’on lit tous les jours à la première ou deuxième page d’un journal. Là-dessus Sarkozy prend la parole pour dire qu’on doit se revendiquer de « nos ancêtres les gaulois ». C’est un énième calcul électoral de premier tour pour grappiller les voix d’extrême-droite. Cela ne mérite aucun commentaire. L’aspect plus intéressant par rapport à ça, c’est qu’aujourd’hui on est dans une société qui tremble. Il y a un socle qui est secoué par l’idée de l’identité. Des Français dit « gaulois » ou de souche sont terrorisés. Ils se disent : « Qu’est-ce qu’on devient ? » Parce qu’il y a une parole de fils de l’immigration qui se fait de plus entendre. Qu’elle soit contestataire ou non, violente ou non. Il y a un choc entre un peuple français d’origine nord-africaine  et un peuple français blanc. On n’a pas préparé leur rencontre. Ça ne se fait pas en douceur. On est contraints de vivre côte à côte. L’idée cosmopolite entre de plain pied dans le débat, entre ceux pour qui c’est un plus, et ceux pour qui c’est une crainte.

N’y a-t-il pas une schizophrénie de la part de certains élus d’origine hongroise ou espagnole (Nicolas Sarkozy et Manuel Valls, ndlr) dont on a l’impression qu’ils se veulent plus gaulois que les gaulois ?

La schizophrénie, c’est de ne pas adhérer à l’idée cosmopolite parce que c’est une évidence ! C’est du bon sens. C’est même salvateur. Il y a une population paumée, désœuvrée à qui on fait croire qu’il y a une souche blanche éternelle. Il y a cette schizophrénie d’élus – dont beaucoup de droite et certains de gauche – de dire: « Je suis fils d’immigrés » mais de ramener quand même la synthèse gauloise. Les schizophrénies se promènent dans tous les camps. La nôtre, c’est : « Est-ce qu’on peut être républicain quand la République ne vous parle pas ? ».  « Est-ce qu’être musulman est le meilleur moyen de contester face aux discriminations ? » Les discriminations sont tous azimuts.

 

Il y a eu beaucoup d’éloges dans la presse en raison de l’état de santé de Jacques Chirac. Pourtant on se souvient d’un groupe Zebda qui, en 1993, chantait « Le bruit et l’odeur, le bruit du marteau-piqueur »..

C’est un autre grand écart. Des magazines ont parlé de l’exposition qui lui est consacrée au musée du Quai Branly. J’ai lu une phrase qui le montre sous un jour ouvert, cosmopolite, humaniste… Alors que je ne sais pas si Jean-Marie Le Pen a eu un discours aussi violent que celui de Chirac sur « le bruit et l’odeur ». Il a déliré sur les immigrés polygames qui ne travaillent pas, accumulent les allocations familiales, sont pervers. Dont la nourriture sent fort. Il y dégomme les populations musulmanes et africaines. Aujourd’hui, il est vu comme le grand humaniste de ces dernières décennies. Il y a une adhésion de gauche et de droite pour rendre hommage à un grand homme politique. Nous on reste avec cet étonnement  : que vaut la parole de la République lorsqu’elle dit tout et son contraire ?

Pour revenir sur « Ma part de gaulois », votre livre parle d’un contexte particulier. L’arrivée au pouvoir de Mitterrand en 1981. Pouvez-vous recontextualiser ?

La gauche arrive au pouvoir. En terminale, je m’acoquine avec des potes d’extrême-gauche, de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire). Ils me forment intellectuellement en me donnant des éléments de réflexion, tout en essayant de me convaincre. Ils ne sont pas pour Mitterrand. Mais la gauche arrive au pouvoir pour la première fois depuis 30 ans. Ils espèrent que ça va amener de la fraternité. Qu’il y aura la lutte de classes, qu’on sera citoyens du monde. Les bouchons de champagne pètent. Je rentre chez moi. Mon père me déclare : « On fait les valises. Mitterrand débarque ! » Je ne comprends pas. Est-ce le cauchemar ou le rêve à venir ? Mitterrand a été ministre de l’Intérieur pendant la guerre d’Algérie. Il a remis en place la guillotine et coupé la tête à tous les militants du FLN. Il n’en a épargné aucun. Les Algériens ont été marqués par ça. Et puis le voilà qui abolit la peine de mort. En septembre, l’allocation de rentrée est augmentée.

Comment avez-vous vécu la marche de l’égalité qui s’est déroulée dans la foulée, en 1983 ?

Comme une aventure romantique. Je pensais que les valeurs républicaines étaient concrétisables et réalisables. Certains parlent de marche de l’égalité. J’ai envie d’être cash et dire « marche des beurs ». C’était une révolte suite aux meurtres de jeunes ados maghrébins par des flics ou des voisins au début des années 80. De jeunes lycéens se mettaient à militer dans les quartiers, créaient des associations, faisaient du soutien scolaire, des activités culturelles. Nous, on l’a fait dans le quartier nord à Toulouse. Je me suis aperçu qu’il y avait une effervescence dans plein de quartiers en France. Cela s’est concrétisé avec cette revendication de l’égalité des droits. Le Parti socialiste au pouvoir s’est posé la question : « Qu’est-ce qu’on fait de ces gens-là ? Qu’est-ce que cela signifie, les « beurs » ? Ils sont Français mais Algériens. Français mais pas Français ? » Pour régler le problème, le gouvernement a proposé une carte de séjour de 10 ans. Dans nos têtes, il y a l’idée qu’on va repartir. Il y a eu un décalage entre notre revendication et cette mesure « technique ». On nous autorisait à rester encore une dizaine d’années. Le précipice a commencé là et jamais il n’a été comblé. Il n’a fait que s’élargir au fur et à mesure des années.

Dans vos interviews concernant ce livre, vous semblez assez désenchanté par rapport à certains replis sur soi que vous dites constater dans les quartiers de nos jours.

La génération d’après nous a dit : « Vous déclamez les valeurs de la République, la citoyenneté, la laïcité. Mais c’est quoi le réel ? La République vous a baisé avec ces mesures qui ne sont qu’une manière de vous attacher. » Nous n’avons pas d’arguments. Lorsqu’on parle de laïcité, les musulmans sont dans une cave et les chrétiens dans d’immenses églises. Tout est comme ça. Une République à deux ou à dix étages. L’idée que la République est une arnaque s’est installée. Après avoir colonisé nos parents en Algérie, on nous colonise avec des mots qui n’ont aucun lien avec la réalité. Il y a le contexte actuel au Moyen-Orient : l’émergence islamiste, salafiste, terroriste. Tout un magma qui parle à ces mômes. Ce sont des rebeus, donc ce sont des frères. C’est l’islam, donc c’est notre religion. Ils cherchent par où faire le plus de mal à cette République. La partie visible, c’est cette infime minorité terroriste. Mais l’adhésion la plus dangereuse, c’est celle qui est silencieuse chez des gens qui ne sont pas en rupture avec la société, mais qui s’identifient dans un enfermement invisible. J’ai des gosses, j’ai un boulot. Je ne fous pas la merde. Mais j’appartiens à autre chose.

C’est très inquiétant comme ressenti…

Je ne m’attendais pas du tout à ce phénomène. J’ai rêvé d’une génération laïque, républicaine, politisée. J’ai pensé qu’avec l’instruction, l’information, il y aurait une ouverture. En fait, pas du tout ! Pendant le match France-Algérie en 2001, j’aurais pu arborer un drapeau algérien. Je n’en suis pas moins Français pour autant. D’autres l’ont fait dans des élans d’euphorie. Et ça n’a pas raté. Le geste a été interprété comme une contestation de la République, une dissidence à l’état de droit…

Quand François Fillon parle de la colonisation comme d’un partage de culture, cela participe de cette frustration?

Tout contribue à cette frustration. Le discours de Chirac, celui de Michel Rocard lorsqu’il dit qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. On se sent de trop. Quand Fabius déclare que le Front national pose de bonnes questions mais n’apporte pas les bonnes réponses, il infecte la plaie. Sans parler des discours de droite stigmatisant et islamophobes. Il y a toute une phraséologie sur les gaulois, la France éternelle, le patrimoine qui sont des manières non-frontales de rejet. On ne vous chasse pas, mais si vous partez, ce serait pas mal ! Il y a cette idée qu’on est dans nos droits d’un point de vue légal et intrus pour le reste. C’est un écartèlement permanent. Ce fameux récit français n’a pas démarré. Il n’y a pas eu une once de démarrage pour établir une nouvelle règle de République cosmopolite.

Pour construire un récit qui intègre tous les Français, il faut de nouveaux symboles. Partout, il faut une universalité réelle qui fasse en sorte que blancs, noirs, rebeus, asiatiques se retrouvent dans une même symbolique. Pour l’instant, l’universalité de la République, c’est une universalité blanche. Sur le vote des immigrés, cela fait 40 ans que nos parents auraient dû avoir le droit de vote sans exiger d’eux qu’ils soient Français. On leur aurait infusé de la République. À leur tour, nos parents nous auraient infusés de l’empathie vis à vis de l’état de droit, de la République. Au lieu de ça, il y a la plaie béante de la colonisation et la rancœur de s’entendre dire : « Vous n’êtes pas chez vous ». Ou alors, il aurait fallu procéder par étape. En sortant de la guerre d’Algérie, comment mes parents allaient-ils devenir Français ? Mon père a perdu quatre frères. Il ne peut pas devenir Français. Mais au fond de lui il aurait aimé, pour pouvoir dire : « J’entre chez vous ».

Racontez-nous comment votre découverte d’ «Une vie », de Maupassant, vous a transformé en Blanc aux yeux de votre quartier.

Je me retrouve avec ce bouquin comme ayant basculé dans le camp de l’ennemi. C’est l’érudition qui fait l’oppresseur. Tous ces mômes de ma génération et d’aujourd’hui sont globalement dans l’échec scolaire et social. Mon itinéraire m’a fait accéder à l’érudition. Je me rends compte qu’en cela je deviens l’oppresseur de mes propres potes parce que l’érudition, c’est Balzac, Flaubert, Voltaire… Pour mes amis, je deviens un traître. Quand tu formules une phrase correctement, tu deviens un blanc, donc l’ennemi. Tu utilises la langue de l’ennemi. Je suis dans ce conflit entre la solidarité avec les mômes d’en-bas et la séduction du savoir. L’un ne va pas avec l’autre. On ne peut pas être exclu, pauvre rebeu… et Français, et Républicain.

D’un autre côté, l’écriture vous permet d’avoir du succès auprès de la gent féminine.

L’écriture c’est l’ennemi, mais l’ennemi a toujours quelque chose de séduisant. Il gagne. Je me fais tarter la gueule parce que je suis devenu blanc. Et en même temps, ces mecs m’envient de faire des belles phrases. Ça me donne un atout avec les filles. Dans mes jeunes années, j’ai écrit des poèmes et les mecs m’ont demandé d’en écrire pour séduire les filles. J’étais entre « Enc… de Français » et « Écris-nous un petit poème ».

Dans le bouquin, on voit la honte que vous éprouvez pour votre culture d’origine. Votre génération préfère James Brown à la musique kabyle de vos parents.

Ce sont les années 80. On s’identifie à la musique noire américaine. James Brown, c’est l’idéal parce qu’il dit qu’il est fier d’être noir. Il est rebelle, coléreux, talentueux. Il fait de la super musique… et il n’est pas blanc. L’identification est totale. Nos parents eux achètent des 45 tours avec des vieux mecs à grosses moustaches et des chéchias, qui jouent du tambourin. « C’est quoi cette merde ? » On renie et on en a honte. Dans ces années-là, il y a un reniement de nos origines. Dès qu’on se tourne vers nos parents, vers l’Algérie, que trouve-t-on ? Des dattes, de l’huile d’olive, le cagnard, la famille ? Mais ils vivent au XIVe siècle !  C’est la honte d’être pauvre et arabe. Ce qu’on nous propose comme patrimoine à l’intérieur des maisons, ce sont des derboukas et des bendirs. Tout ce que j’ai pu avoir comme dialogue avec mes parents sur mon histoire tient en sept ans : 1954-1962, la guerre d’Algérie. À côté de la France qui en propose 2000 ans, avec les Lumières, le cinéma, etc.

Le livre finit au moment de la mort de Brassens, qui compte aussi dans votre panthéon…

Un pote m’a dit : « Arrête d’écouter Brassens, tu vas devenir Français ». S’il y a cette honte de la culture d’origine, il y a aussi un rejet d’une culture gauloise. Il faut refuser le schéma blanc. Bruce Lee, ça va. Il est Chinois, donc minoritaire, et talentueux. Mohamed Ali est intelligent, il fait des métaphores et il cogne. Le sommet c’est Bob Marley, qui est à la fois dans le texte, la spiritualité, la revendication et c’est un métis. Son père est blanc. Mais il n’est pas tout à fait blanc. Donc il élargit les spectres.

D’ailleurs, paradoxalement, vous avez réalisé avec Zebda que vous attirez un public de « blancs ».

Nous sommes partis sur l’a priori à la con d’être les porte-paroles de la jeunesse issue de l’immigration. On partait donc sur le postulat dingue d’avoir un public donné. Les parias, les jeunes issus de l’immigration. On a fait notre répertoire, avant d’aller dans les banlieues. On s’y est cassés les dents… quand on ne s’est pas fait lapider ! Au fil de  notre histoire, nous nous sommes rendus compte qu’il n’y a quasiment plus de Beurs. J’ai compris que nous n’avons que des Blancs dans le public dès lors que nous sommes devenus nous-mêmes Blancs par notre discours. On a toujours eu une rhétorique de la laïcité, des valeurs républicaines et de nuances. Or, on ne nuance pas ses propos avec les parias. Ils ont besoin d’une phrase à l’impératif, avec un sujet et un verbe. « Nique ta mère », c’était la phrase parfaite pour accrocher un jeune en rupture. L’explication est là. L’érudition te fait basculer. Tu redeviens un traître à la cause, à la race, au prophète Mahomet.

Pourtant dans l’album « Comme des cherokees » de 2014 ce n’est pas aux Blancs que vous vous adressez avec la chanson « Les chibanis ».

C’était dans la dernière période de Zebda. On a fini par s’expliquer cette honte qu’on avait étant mômes et le fait de ne plus l’avoir vis-à-vis de nos parents. Ils ne pouvaient pas nous faire partager une instruction. À partir de là, on a pu écrire une chanson sur ces vieux immigrés, souvent dans des foyers, souvent abandonnés par leurs familles, parce qu’ils ont pour beaucoup eu des enfants au bled dont ils ne se sont jamais occupés, si ce n’est un mois en août. Ils sont reniés là-bas et abandonnés ici. Il y a eu aussi un documentaire de Rachid Oujdi qui évoque le quotidien de ces gens qui mourront abandonnés, sans terre et sans famille.

Zebda a fondé l’association Tactikollectif en 1997 avec des militants des quartiers nord de Toulouse. Où en êtes-vous du militantisme ?

De la bande, je suis celui qui s’est le plus éloigné du militantisme. Notamment parce que les quartiers nous ont éreinté avec cette impossibilité d’entrevoir quelque chose. Ça nous dépassait : les problématiques de logement, d’emploi, de santé, le psychisme, l’environnement, la scolarité. Il y a eu la démarche politique avec « Motivés ». Nous avons été au bout de la logique qui nous a amenés à créer un mouvement révolutionnaire aux municipales de Toulouse en 2001, avec des mouvements syndicaux, homosexuels, des jeunes de banlieue, des professions libérales. Une espèce de société idéale.

Une Nuit debout avant l’heure !

Absolument! Et tout d’un coup, on a cru que c’était là. La société dont on parle était là, dans « Motivés »… mais pas dans la population. Nous avons été emportés par ce rêve de mixité sociale. Les gens y ont cru. J’ai arrêté d’y croire à cause de la promesse d’un monde meilleur. Un politicien doit promettre qu’il va améliorer les choses. Créer un parti nous a amené à faire un programme, donc des promesses. Une forme de démagogie, de mensonge, même envers soi-même. On est passés au second tour et on a explosé parce que la droite l’a emporté. À partir du moment où il n’y a plus d’échéance électorale, les motivations ont disparu. Ce qu’on n’avait pas compris, c’est qu’on a proposé un schéma de premier tour. Comme souvent les groupes idéalistes font un score au premier tour parce que les gens rêvent d’une société idéale au premier tour et après ils se disent : « On arrête de déconner ». On a manqué de lucidité. Ça m’a éloigné du militantisme, car rentrer là-dedans c’est promettre et donc se dérouter soi-même. Ou alors s’assumer comme homme politique. J’ai préféré être un homme de lettres et de chansons. Dans Zebda, je suis le scribe. J’ai décroché au fil du temps pour me consacrer à l’écriture via l’imaginaire, le romanesque.

Vous souhaitiez écrire la grande saga de l’immigration. Est-ce toujours dans un coin de votre tête ?

C’était le titre du scénario que je voulais écrire pour le cinéma. Au lycée, j’ai voulu faire une école de cinéma. J’ai raté les concours. Ça m’a coupé les jambes. Ensuite j’ai rêvé de le faire en littérature. Finalement, j’ai fait ce qui m’était le plus accessible : des chansons. Trois musiciens, quelques répètes et un bar. C’est beaucoup plus simple de chanter dans un bar que d’imaginer un projet de film ou des envolées lyriques littéraires. Mon écriture traîne du côté de la rue, avec sa rudesse, avec quelques touches plus érudites. Quand j’ai trouvé cette synthèse, c’est là que je me suis dit : « Je peux écrire ! »

NB: Ce récit dont Magyd Cherfi reconnaît qu’il est romancé a fait polémique auprès d’habitants de son ancien quartier des Izards qui se sont sentis rabaissés. De leur côté les 2 autres membres de Zebda Mouss et Hakim Amokrane ont estimé que Magyd Cherfi « est dur avec les gens avec lesquels il a grandi ».

Julien Le Gros
Julien Le Gros est un journaliste indépendant, spécialisé sur les cultures d'Afrique. Il a notamment écrit pour Jazzman - Jazz magazine, Afriscope, Mondomix... mais aussi sur Internet avec Africultures, Mondafrique, Tribune 2 l'artiste, International Hip Hop. Il a fait des reportages au Kenya, Cameroun, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Sénégal et récemment en Guinée Conakry sur le virus Ebola.

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