« Les mots justes trouvés au bon moment sont de l’action. »

Hannah Arendt (1906 - 1975)

L’éthique narrative selon Paul Ricoeur

Paul Ricoeur. Photo Seuil/ L. Monier

Paul Ricoeur. Photo Seuil/ L. Monier

PHILOS

Selon Fabienne Brugère, un point de rencontre existe entre l’éthique spinoziste et les éthiques du care, le care pouvant être envisagé comme une réactualisation du conatus spinoziste. Cet article vise à démontrer que cette convergence peut s’établir à partir d’une éthique narrative inspirée de la pensée de Paul Ricoeur. Cela concerne principalement la perception que l’on peut avoir de soi en tant que corps et esprit, dans la mesure où l’esprit est défini par Baruch Spinoza comme « idée du corps ». L’éthique spinoziste invite à se rendre utile aux autres pour augmenter notre puissance d’être et nous libérer d’une servitude qui n’est pas sans rapport avec la vulnérabilité telle que définie dans les éthiques du care. L’humain.e vulnérable a besoin pour se sentir exister d’avoir une idée cohérente de son corps, et le récit est l’une des voies lui permettant de progresser dans cette direction. Encore faut-il, pour y parvenir, trouver des pourvoyeuses et pourvoyeurs de care disposé.e.s à écouter, aptes à susciter en soi le désir de se raconter.

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Eric Delassus
Eric Delassus - Professeur agrégé et docteur en philosophie, je m'intéresse principalement à la pensée de Spinoza et à ses applications dans le traitement de questions contemporaines (éthique médicale, relations humaines dans le monde du travail, etc.).

1 commentaire

  1. Beaucart

    28 novembre 2016 à 12 h 23 min

    Merci monsieur Delassus pour la clarté qui est la votre et entre en résonance avec mon besoin de clarté.

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