« Les mots justes trouvés au bon moment sont de l’action. »

Hannah Arendt (1906 - 1975)

Karima Delli : « L’écologie politique ne s’arrête pas au périphérique »

Karima Delli au Parlement européen. Photo EELV

Karima Delli au Parlement européen. Photo EELV

En octobre dernier, Karima Delli a été battue à la primaire d’Europe-Écologie Les Verts (EELV) par Yannick Jadot (voir notre entretien sur The Dissident), qui s’est finalement désisté au profit du Parti socialiste (PS). Et si malgré tout Karima Delli était présidente de la République ? Petit exercice de politique-fiction avec une jeune député européenne qui détonne dans une sphère politique dominée par des mâles blancs sexagénaires.

The Dissident : Karima Delli, votre parti est associé à l’affaire Baupin, aux divisions internes. Comment avez-vous essayé de recréer une dynamique en vous présentant aux primaires d’EELV ?

Karima Delli : Je suis la preuve qu’il y a des surprises. En 2009, quand j’étais sur la liste de Daniel Cohn-Bendit, Éva Joly et Pascal Canfin, je ne pensais pas pouvoir être élue député européenne. Personne n’aurait deviné qu’on ferait un score aussi haut. On a créé une dynamique avec des personnalités comme José Bové. Et on a montré qu’on portait un projet sérieux, avec l’envie de faire peser l’écologie. Entretemps, l’équipe dirigeante d’EELV a été impliquée dans des tergiversations et a cédé à des stratégies totalement illisibles et à de la politique politicienne. Je n’étais pas favorable à l’entrée des Verts dans le gouvernement Hollande. Quand on fait des compromis, c’est pour des idées. Pas pour faire des alliances dictées par des calculs politiques. On a vu ce qu’est devenu l’accord avec les socialistes… Ensuite, comment retrouver l’élan ? Il y avait un candidat naturel : Nicolas Hulot. Comme il s’est retiré, j’ai considéré qu’il n’y avait pas de candidat de droit divin dans le Parti. On a imposé cette primaire dont Cécile Duflot et l’ex-direction ne voulaient pas. J’ai proposé qu’elle soit ouverte, avec un vote électronique. Malheureusement, ça n’a pas été adopté. Fin août 2016, je me suis présentée avec l’objectif de tourner la page. Incarner cette nouvelle génération qui ne se résigne pas et veut populariser l’écologie. Mettre fin à l’échec de l’écologie politique. Montrer que cela ne s’arrête pas au périphérique et n’est pas réservé aux bobos. Les classes populaires ont tout à perdre : condamnées à la malbouffe, mal desservies par les transports et vivant à proximité d’usines polluantes…

Justement, vous avez un profil atypique de par vos origines sociales. Votre exemple peut-il servir à briser le plafond de verre ?

À l’instar de toute une partie de la jeunesse, je ne me sens pas représentée par la classe politique. Mon père était ouvrier du textile à Tourcoing. Je suis la neuvième d’une fratrie de treize enfants. On a intériorisé le fait que l’institution politique et les élections présidentielles, ce n’était pas pour nous. J’ai osé être candidate. Je suis convaincue que les Français sont écolos. Ils trient leurs déchets, font des économies d’énergie, sont attentifs à la condition animale, s’émeuvent du réchauffement climatique… Sauf qu’ils tournent le dos à ce Parti parce qu’on a donné une image désastreuse. Daniel Cohn-Bendit s’est mis à faire les yeux doux à Macron… Je veux être la porte-parole de celles et ceux qui font de l’écologie au quotidien.

Comment recréer du lien entre ces citoyens ?

Il faut arrêter de croire à la personne providentielle avec un programme tout ficelé. À l’heure des réseaux sociaux, il faut être dans la co-construction d’un projet. Les luttes contre la ferme des mille vaches, le réacteur nucléaire de Fessenheim ou celui de Flamanville, dans ma circonscription du Nord-ouest, font converger des gens qui ne se rencontraient pas. Des paysans, des salariés, des chômeurs, des « start-upeurs », des anciens et des jeunes… Ce sont eux qui ont les solutions. Il faut donc les faire remonter en allant sur le terrain. Par exemple, j’ai été à Via ID, un incubateur de start-up à Lille qui crée une mobilité connectée sur le co-partage, le co-voiturage… La pollution de l’air, c’est la catastrophe sanitaire de demain. Les gens ne doivent pas rester spectateurs de leur vie. Qu’ils se servent de cette élection pour porter les questions écologiques. Le gouvernement investit dans le nucléaire, fait un plan de relance d’un milliard d’euros sur les autoroutes, alors que le ferroviaire est dans un état catastrophique. Pour sortir des vieux schémas, je suis pour l’autonomie de l’écologie politique.

Sauf qu’on a vu avec les précédents ministres de l’écologie socialistes, Nicole Bricq ou Delphine Batho, que les dossiers de l’écologie politique se heurtent au poids des lobbies.

Si on laisse faire les lobbies, demain ce sera la catastrophe. Je travaille beaucoup sur la question des transports et du diesel. Les constructeurs automobiles ont dépassé les normes sur le nox, ces particules d’oxyde d’azote émises par les véhicules Diesel. C’est un facteur de morts prématurées. Veut-on d’un monde dans lequel, lorsqu’il fait beau, on demande aux personnes âgées, aux enfants et aux femmes enceintes de rester à la maison parce qu’il y a un pic de pollution ? Les Français en sont conscients. Ils ne voient juste pas le lien entre la création d’emplois et le fait de sauver la planète. Le défi, c’est de le leur montrer.

Votre région, particulièrement touchée par le chômage, est de fait affectée par la montée du Front national (FN).

Il y a une tendance à dire, comme le FN, que « c’était mieux avant ». Notre modèle de société doit-il être basé sur la peur ou sur le fait de recréer du vivre-ensemble ? Les gens votent FN parce qu’ils sont en colère. Quand on ne leur répond pas, c’est qu’on leur ment. D’où ce vote qui ne propose rien. La moitié des élus du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais est FN. Ont-ils fait quelque chose pour la réindustrialisation de cette région et l’amélioration de la vie des gens ? Il faut appliquer des solutions qui existent déjà. Les gens doivent être régulièrement consultés sur les sujets qui les intéressent. Pas seulement pendant la présidentielle.

Pourquoi défendez-vous l’idée du revenu de base ?

Je la défends depuis des années. On a même lancé une initiative citoyenne au niveau européen. Cet outil anticipe la révolution technologique qui va percuter le marché du travail. Toutes les enquêtes montrent que 50% des emplois vont être détruits par ces nouvelles technologies. Le conflit entre Uber et les taxis n’existera plus dans 20 ans parce que l’Europe légifère sur la voiture autonome, sans conducteurs. Les livraisons seront faites par des drones. Dans les supermarchés, on scanne déjà soi-même ses produits. Avant, c’était une tâche réservée aux caissières. Vingt ans à l’échelle de l’humanité, c’est demain. Le revenu de base ne doit pas servir – contrairement à celui des libéraux – à casser la protection sociale, mais à la renforcer. On doit redéfinir le sens du travail. Ne plus dire « Que fais-tu dans la vie ? » mais « Que veux-tu faire de ta vie ? ». Les activités bénévoles doivent être prises en compte par le revenu de base. Dix millions de personnes sont sous le seuil de pauvreté. Tous ces travailleurs pauvres ne peuvent plus vivre de leur travail. Le revenu de base permet une véritable égalité. Ce n’est pas un coût mais un investissement sur notre bonheur collectif. On ne peut pas l’imposer. Il faut le populariser et l’expérimenter comme les écolos l’ont fait en Aquitaine. On va voir ce qui marche ou pas.

Pourquoi pas le salaire à vie, qui est défendu par une partie de la gauche ?

Chez les écolos, on se pose la question de la répartition des richesses. Avec le collectif « Sauvons les riches », on plaide pour un revenu maximum européen : 48 000 euros par mois en fin de carrière. Le problème du salaire à vie, c’est que c’est forcément lié au travail. On peut toucher un revenu sans activité. Ça peut être un complément. Au XXIe siècle, il n’y a pas du tout le même rapport au travail et la même notion de travail. La loi El-Khomri a évacué le débat : qu’est-ce qu’un emploi digne ? Vivre de son travail, d’accord, mais dans quelles conditions ? J’ai rédigé la stratégie européenne pour la santé et la sécurité au travail. C’est un scandale, entre les « burn-out » et les 168 000 morts par an de maladies ou d’accidents de travail. Ce sont des questions à repenser. Le salaire à vie mérite réflexion. Mais ce ne sera pas possible selon moi de le généraliser.

Comment opérer la reconversion des métiers?

Même si la technologie va détruire énormément d’emplois, elle va aussi créer de nouveaux métiers, notamment dans la transition énergétique. Si on adopte le revenu de base, on pourra lier la question du chômage, du partage du temps de travail et la transition énergétique. Il y a des filières en plein développement : les énergies renouvelables, la rénovation thermique… Faire un plan de réindustrialisation dans l’automobile avec des énergies comme l’hydrogène et l’électrique au lieu de l’essence et du diesel. Les gens doivent être formés à ça. Il y a aussi la question de la gestion et du démantèlement des déchets.

Qu’en est-il de l’idée d’une constituante européenne ?

J’aime l’Europe depuis toujours. Mais elle peut mourir du jour au lendemain. On l’a vu avec le Brexit. D’autres pays se demandent s’ils ne vont pas en sortir également. Les gens n’aiment pas l’Union européenne parce qu’elle n’a pas su apporter des réponses concrètes. Il y a un problème de représentation : Barroso qui travaille chez Goldman Sachs après avoir présidé la Commission européenne, une ex-commissaire européenne, Neelie Kroes, impliquée dans des paradis fiscaux, Juncker et la question de la fraude fiscale au Luxembourg… Sur le référendum sur la constitution européenne en 2005, il y a eu un taux de participation incroyable. À Tourcoing, dans les cafés, on parlait du traité. Mais on s’est assis sur leur vote ! Aujourd’hui, les citoyens doivent se réapproprier la question européenne. C’est le sens de la constituante européenne. Discuter de l’Union européenne qu’on veut. Elle ne peut pas rester en panne éternellement. Il faut une Europe des projets : un salaire minimum européen, la question de la directive sur les travailleurs détachés, de l’harmonisation fiscale.

On ne peut plus se contenter de dire : « On va renégocier le pacte budgétaire européen ». Il faut aussi retrouver une équipe européenne avec de nouveaux leaders. Les pro-européens sont plus nombreux que les euro-sceptiques, mais on ne les entend pas. C’est facile de tirer sur l’ambulance Europe. Tous ceux qui pensent traiter la question des paradis fiscaux, du réchauffement climatique… sans l’Europe sont des menteurs. Il faut renforcer le cadre européen avec de la transparence. Le président de la Commission européenne devrait être élu directement par l’ensemble des citoyens. Ce n’est pas normal qu’il n’y ait pas de compte-rendus des réunions de l’Eurogroupe. Qu’on ne sache pas ce qu’il s’y passe. On ne connaît pas la position de la France sur certains sujets. Au lieu d’un secrétariat d’État, il faudrait un vice-président en charge des affaire européennes. La France doit redevenir le moteur de l’Europe qu’elle a été.

Pourquoi, selon vous, n’est-ce plus le cas ?

Que retient-on du discours européen de la France actuellement ? J’attendais que François Hollande, qui se voulait le fils spirituel de Jacques Delors (ancien président de la Commission européenne de 1985 à 1995, ndlr), propose des choses importantes. La France aurait pu être le grand pilote de la communauté européenne des énergies. Enfermer pendant trois mois l’ensemble des ministres de l’environnement et des finances européens pour faire des propositions. Qu’attend-on pour faire un réseau ferroviaire européen ? Alstom fait partie des trois grands leaders du transport sur notre continent. Ce réseau créerait des milliers d’emplois. Rien que pour la rénovation du rail, on pourrait mutualiser les financements. Le train du futur doit se passer au niveau européen. L’Allemagne était prête pour la taxe sur les transactions financières. La France a reculé. Il faut un nouveau type de chef d’État pro-européen qui tape du poing sur la table quand il le faut. Quand Viktor Orban a construit son premier mur, la famille européenne aurait dû le sanctionner. Elle n’a rien fait. Sur les réfugiés de Calais, qu’est-ce qu’on attend pour dire aux Anglais : « Vous avez voulu sortir de l’Europe, les accords du Touquet (1) c’est terminé » ?

Qu’est-ce qui explique cette apathie ?

C’est une question de courage. Quand le scandale de Volkswagen, le Dieselgate, a explosé en décembre 2015, j’ai demandé une commission d’enquête. À l’intérieur de mon groupe politique, personne n’y croyait. J’ai lancé une pétition citoyenne. Au bout de 36 heures, 150 000 personnes ont signé. Il n’y avait pas de commission d’enquête en Europe avant. Les consommateurs américains se sont fait rembourser par Volkswagen. Pourquoi ça n’a pas été le cas pour les consommateurs européens ? Il doit y avoir un avant et un après Volkswagen au niveau des contrôles des véhicules. C’est insupportable de devoir attendre que les États-Unis disent : « Attendez, il y a trop d’émissions de nox dans vos véhicules ».

Quel est votre objectif sur le diesel pour 2022 ?

Plus aucun véhicule diesel ne doit sortir des usines. Pour ça, il faut renforcer la fiscalité et supprimer les niches fiscales. Ségolène Royal est dans le double discours. Au lieu de vouloir supprimer la niche fiscale qu’est le diesel, elle parle de le mettre au même prix que l’essence. Il faut contrôler les nouvelles normes et faire de la reconversion. Ça va être difficile, mais on peut y arriver en accompagnant les constructeurs automobiles. La France a inventé la voiture à hydrogène. Ce marché est en train d’être pris aujourd’hui par les Allemands et les Chinois.

Comment opérer cette reconversion ?

Les constructeurs automobiles doivent investir dans les énergies de demain. S’ils ne le font pas ce n’est pas que le diesel, mais toute leur industrie qui va se casser la figure. Il faut réorganiser notre mobilité autour de la voiture individuelle mais aussi de l’auto-partage, du covoiturage. Cette transition énergétique doit se faire vite car donner des subventions aux constructeurs automobiles ne les empêchera ni de fermer les usines, ni de délocaliser. Il faut mettre les acteurs autour de la table sur cette question de réindustrialisation. On a perdu beaucoup trop de temps. Les États-Unis et la Chine ne vont pas nous attendre. La preuve, ils ont ratifié l’accord de Paris sur le climat avant l’Union européenne.

Selon vous, cet accord de Paris sur le climat entré en vigueur en novembre 2016, était-ce un énième effet d’annonce ?

C’est un vote historique. C’est bien que 187 pays aient su se mettre d’accord. Maintenant, entre les paroles et les actes… Chaque État s’engage à faire en sorte que la température moyenne sur la planète ne s’élève pas au delà de 2 degrés Celsius. Après, tant que les actes ne suivront pas, ça n’ira pas. L’accord de Paris ne prend pas en compte la négociation sur les transports. À Montréal, il y a eu la négociation de la COP sur l’aviation, c’est à dire le secteur qui émet 3% du gaz mondial par an. L’aviation augmente de 5% chaque année. L’accord sur l’aviation risque de casser l’accord de Paris, de le rendre inutile parce qu’il permet de continuer sur cette trajectoire jusqu’en 2050.

Vous présidente, seriez-vous favorable à une réforme du statut du chef de l’État?

On ne peut pas être président de la République avec l’objectif de s’enrichir. Dès le début de mon mandat de députée européenne, j’ai dit combien je gagnais et combien je dépensais. Ce n’est pas mon argent. C’est de l’argent public. Je veux qu’on soit très clairs sur la démocratie. Un chef de l’État ne doit pas avoir tous les pouvoirs, comme le 49.3, par exemple. Le quinquennat ne permet pas vraiment un régime parlementaire. Je suis pour un septennat non-renouvelable.

Faut-il plafonner cette rémunération ?

Un(e) président(e) de la République a t-il (elle) besoin de gagner 12 000 euros net par mois ? C’est une vraie question à poser aux Français. Après l’élection, il faudrait un référendum sur la mise en place d’une Constituante. Si les ministres ne touchent plus un salaire aussi élevé que celui en vigueur (environ 7000 euros nets d’indemnité de base, ndlr), on verra s’ils seront aussi nombreux à postuler ! Il faut instaurer un non-cumul des mandats. Ne pas avoir une carrière de « professionnels » de la politique. Pour cela, il faudrait redéfinir le statut de l’élu.

Que faites-vous des institutions de la Ve République?

Il y a trop de députés à l’Assemblée. Il faut en réduire le nombre à 400 à parité obligatoire (contre 577 actuellement, ndlr). Le Sénat doit être fusionné avec le Conseil économique et social. En faire la chambre du futur avec toutes les questions de prospective et de budget de l’État. Supprimer les départements et donner un nouveau rôle à l’Agence de développement et de maîtrise de l’énergie (Ademe). Il faut une vraie démocratie participative. Tous les projets inutiles, comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, sont imposés par des coups de force. Quand on ne tient pas compte des populations, il y a une échelle de violence. On a vu ce qui s’est passé avec la mort de Rémi Fraisse à Sivens, en 2014. Je propose un nouvel outil : les chambres de controverse qui réuniraient les élus, collectivités locales, entreprises, habitants et associations. Pendant une période de 12 à 18 mois, chacun parlerait du projet. C’est dans la coopération que doit se prendre la décision, avec un bon niveau d’information. Ça ne sert à rien de faire un référendum « pour la galerie » qui dit : « On va créer plein d’emplois », alors que les expertises indépendantes prouvent le contraire.

Enfin, pour reprendre la formule provocatrice d’Azouz Begag, ne craignez-vous pas par votre exemple de n’être que « l’Arabe qui cache la forêt » ?

Mon prof de thèse me disait : « Tu es une anomalie dans le monde politique ». Aujourd’hui, j’ai envie de dire que ce n’est pas moi mais le monde politique qui est une anomalie ! Je suis là pour montrer qu’on est aussi la France. L’adage de l’UE c’est « unie dans sa diversité ». La classe politique française ne l’est pas. Le prototype, c’est l’homme blanc de 60 ans, CSP+. La société française, ce n’est pas que la diversité des origines, il y a aussi celle des milieux et des parcours. Je ne suis pas « diverse » par rapport à d’autres qui ne le seraient pas. Ça ne m’intéresse pas. Je suis comme tous les Français. On est tous divers. Je ne suis donc pas l’arbre qui cache la forêt !

(1) Traité entre le gouvernement de la République française et le gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord relatif à la mise en œuvre de contrôles frontaliers dans les ports maritimes de la Manche et de la mer du Nord des deux pays

http://www.karimadelli.com/

Julien Le Gros
Julien Le Gros est un journaliste indépendant, spécialisé sur les cultures d'Afrique. Il a notamment écrit pour Jazzman - Jazz magazine, Afriscope, Mondomix... mais aussi sur Internet avec Africultures, Mondafrique, Tribune 2 l'artiste, International Hip Hop. Il a fait des reportages au Kenya, Cameroun, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Sénégal et récemment en Guinée Conakry sur le virus Ebola.

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