« Les mots justes trouvés au bon moment sont de l’action. »

Hannah Arendt (1906 - 1975)

Marche pour le climat : sale temps pour les manifestants parisiens

(c) Pierre Gautheron

Malgré l’interdiction de manifester, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées Place de la République le dimanche 29 novembre pour demander aux dirigeants présents à COP21 de prendre des mesures concrètes pour la défense du climat. Retour en images.

 

Des chaussures ont été déposées Place de la République suite à l’interdiction de la manifestation prévue.
Des manifestants ont ensuite constitué une chaîne humaine de Nation à Oberkampf pour protester contre l’interdiction de toutes les manifestations en rapport avec la COP21.
Vers 15 heures, les manifestants pacifistes quittent peu à peu la Place. La tension monte entre manifestants et CRS.
De violents heurts éclatent non loin de la Place de la République.
Les manifestants dénoncent la mise en place de l’État d’urgence.
Un homme est mis au sol avant d’être roué de coups. Il est ensuite emmené à l’écart, derrière le cordon de CRS.
Plusieurs personnes tentent de s’interposer en vain et demandent aux plus virulents d’arrêter les provocations.
Les manifestants utilisent de nombreux projectiles, notamment des boules de pétanques.
Vers 16h30, Les CRS commencent à encercler la Place de la République et bloquent toutes les sorties possibles.
Les Forces de l’ordre n’hésitent pas à piétiner les objets de commémoration du 13 novembre pour barrer le passage.
Les manifestants et les journalistes pris au piège sont enfermés dans quatre nasses différentes pendant plusieurs heures. Des groupes de CRS viennent chercher très spécifiquement des personnes et les embarquent dans des bus de garde à vue.
Les manifestants tentent de faire passer le temps. De leur côté, les forces de l’ordre ont quant à elles procédé à 200 interpellations dont 174 gardes à vue durant la journée.

 

Pierre Gautheron
Photojournaliste indépendant, Pierre Gautheron suit de près les enjeux et les spécificités des champs et terrains sociaux. Préférant les sujets au long cours, il travaille en immersion pour être un témoin de son temps. Par l’image et l’écrit, il tente de raconter les histoires de notre société.

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