Guy Debord

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Guy Ernest Debord (1931-1994)

Homme de lettres, d’images et d’action, révolutionnaire « spectaculaire »

« Ne travaillez jamais ». L’auteur de cette formule subversive, peinte en 1953 en lettres blanches sur l’un des murs de la capitale, puis reprise en cœur par les jeunes protestataires de Mai 68, n’est autre que le fondateur de l’Internationale situationniste (1957-1972), mouvement politico-artistique qui, dans le droit fil de l’Internationale lettriste (1952-1957), prône l’accomplissement révolutionnaire de la vie quotidienne. Chien errant, intellectuel brillant, Guy Debord est aussi et surtout le pourfendeur de La Société du spectacle, responsable de la marchandisation des valeurs et de l’aliénation de la vie, mise en spectacle par les mass media, bridée par le capitalisme, usurpée par le consumérisme.

Quelques-unes de ses œuvres :

La Société du spectacle, 1967
In girum imus nocte et consumimur igni, 1978
Commentaires sur la société du spectacle, 1988
Panégyrique, 1989

« Le spectacle est le mauvais rêve de la société moderne enchaînée, qui n’exprime finalement que son désir de dormir. »

« Les spectateurs ne trouvent pas ce qu’ils désirent, ils désirent ce qu’ils trouvent. »

« A mesure que la nécessité se trouve socialement rêvée, le rêve devient nécessaire. »

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  • Categorie: Arts, Contemporaine (1789-...), Europe, Philosophie