Hannah Arendt

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Hannah Arendt (1906-1975)

« Femme, juive, mais pas Allemande », journaliste pas banale et « avocate » du mal

Philosophe –  « théoricienne du politique » – et journaliste allemande exilée en France, puis aux Etats-Unis, sous le IIIe Reich, Hannah Arendt se rend célèbre en questionnant la possibilité de sanctionner les crimes contre l’Humanité et leurs auteurs, les Nazis, lors du procès Eichmann, qu’elle couvre en 1961 pour le New Yorker. Dans le livre Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal, la penseuse des « Trois piliers de l’enfer » – l’antisémitisme, l’impérialisme, le racisme – se met à dos nombre d’intellectuels, en affirmant qu’Eichmann n’est pas un monstre capable de faire le mal par principe, puisque son seul crime est de n’avoir pas réfléchi aux conséquences de ses actes, de n’avoir pas compris que c’est un honneur de désobéir aux lois iniques.

Quelques-unes de ses œuvres :

Les Origines du totalitarisme, 1951
Condition de l’homme moderne, 1961
La Crise de la culture, 1972
Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal, 1966
Essai sur la révolution, 1967

« C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal. »

« Les mots justes trouvés au bon moment sont de l’action. »

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  • Categorie: Contemporaine (1789-...), Droits de l'Homme, Europe, Journalisme, Philosophie