Léopold Sédar Senghor

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Léopold Sédar Senghor (1906-2001)

Chantre de la Négritude et premier Président du Sénégal

Parfaite illustration de l’assimilation « francoloniale » des Africains, le jeune Léopold, fruit de l’amour de riches Sénégalais, commence ses « seize années d’errance » au pays des Blancs en 1928, d’abord au Lycée Louis-le-Grand, puis à la Sorbonne. Premier Africain agrégé de grammaire française en 1935, premier Président de la République du Sénégal en 1960, premier Noir élu à l’Académie française en 1983, Léopold Sédar Senghor n’en reste pas moins un homme blessé, qui se sent exilé et aliéné, en perpétuelle quête d’identité… Comme l’illustre sa poésie, tournée vers l’Afrique noire ensorcelante, torturée par les maux des Africains, dressée contre l’asservissement et l’assimilation des Noirs en Europe, et le concept de Négritude, qu’il dessine pour opposer le Soi à l’Autre tout en créant un pont entre le singulier et l’universel.

Quelques-unes de ses œuvres :

Chants d’ombre, poèmes, 1945.

Hosties noires, poèmes, 1948.

Ethiopiques, poèmes, 1956.

La Poésie de l’action, 1980.

Ce que je crois : Négritude, francité, et civilisation de l’universel, 1988.

Le Lion rouge, hymne national sénégalais.

« Non, vous n’êtes pas morts gratuits. Vous êtes les témoins de l’Afrique immortelle, vous êtes les témoins du monde nouveau qui sera demain. »

« Les racistes sont des gens qui se trompent de colère. »

« Penser et agir par nous-mêmes et pour nous-mêmes, en Nègres…, accéder à la modernité sans piétiner notre authenticité. »

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  • Categorie: Afrique subsaharienne, Arts, Contemporaine (1789-...), Droits de l'Homme, Europe, Politique