Pierre Rabhi

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Pierre Rabhi (1938 – …)

Agriculteur, écrivain, penseur et pionnier de l’agroécologie

Depuis des décennies, il appelle à l’« insurrection des consciences ». Né dans le sud algérien , puis confié à une famille française à l’âge de 5 ans, Pierre Rabhi (Rabah Rabhi, de son vrai nom) est devenu l’une des figures majeures de l’agroécologie.

Mû par l’envie de changer de vie, il quitte Paris en 1961 pour s’installer en Ardèche, dans une maison sans eau ni électricité. Paysan indépendant, il refusera toujours de reproduire le modèle productiviste. Et inspirera, dans le sillage de mai 68, le « retour à la terre » de nombreux néo-ruraux, qu’il accueillera et formera à l’agriculture biodynamique.

Défenseur d’un modèle de société plus respectueux des Hommes et de la Terre, Pierre Rabhi développe des pratiques agricoles accessible à tous et vise l’autonomie alimentaire des populations. Dès 1981, il transmet ainsi ses connaissances en France, en Europe, mais aussi au Burkina Faso, en Tunisie, au Mali…

Reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la désertification en 1988, il a depuis mis sur pied plusieurs initiatives : le Mouvement pour des Oasis en Tous Lieux en 1995, Terre & Humanisme en 2000, le Mouvement des Colibris en 2006… Poète, philosophe et écrivain, Pierre Rabhi se fait aussi le chantre de la « sobriété heureuse », appelant à réduire notre consommation et à nous recentrer autour de valeurs « essentielles ». Un discours et des actes qui ont fait de lui un artisan de l’altermondialisme.

Quelques unes de ses œuvres

Du Sahara aux Cévennes (1983)
Conscience et Environnement : la symphonie de la vie (2006)
Vers la sobriété heureuse (2010)

Citations

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

  • Categorie: Afrique subsaharienne, Contemporaine (1789-...), Europe, Philosophie