Rosa Luxemburg

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Rosa Luxemburg (1871-1919)

Militante socialiste, théoricienne marxiste et révolutionnaire.

Aujourd’hui connue sous le nom de Rosa Luxemburg, Rosalia Luksemburg est née en Pologne (alors territoire de l’Empire Russe) dans une famille juive aisée. Militante dès le lycée, elle part étudier en Suisse où elle rencontre de nombreux étudiants engagés, dont le militant socialiste Leo Jogiches, qui la poussera à s’adonner entièrement à la politique.

Ensemble, ils créeront la Social-Démocratie du Royaume de Pologne (Sdkp) en 1893 pour s’opposer au nationalisme du Parti socialiste polonais, estimant que le prolétariat n’aurait rien à gagner de son appartenance à un « État bourgeois » indépendant. En lutte contre la monarchie et le capitalisme, Rosalia Luksemburg estime également que l’indépendance de la Pologne ne peut se faire qu’en renversant l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie et la Russie.

En quête d’un nouvel auditorat, elle part en Allemagne dans les années 1890 et rejoint le SPD. En 1905, elle y fait scandale en publiant son pamphlet Grève de masse, parti et syndicat sur la relation entre « la grève de masse », la révolution, et les relations entre syndicats et partis.

Rosalia Luksemburg s’oppose également à la Première Guerre mondiale, ce qui lui vaut d’être exclue du SPD en 1917. Déjà arrêtée à plusieurs reprises pour ses idées contestataires, elle retourne derrière les barreaux en 1916 après avoir monté la Ligue spartakiste, un mouvement antimilitariste, et ne sortira de prison qu’en 1918.

L’année suivante, deux semaines après avoir cofondé le Parti communiste d’Allemagne, elle meurt assassinée à Berlin lors de la répression de la révolte spartakiste, en pleine révolution allemande.

Quelques unes de ses œuvres

Réforme sociale ou révolution ? (1899)

Grève de masse, parti et syndicat (1906)

L’Accumulation du capital (1913)

La Révolution russe (posthume)

Citations

« C’est un fait absolument incontestable que, sans une liberté illimitée de la presse, sans une liberté absolue de réunion et d’association, la domination des larges masses populaires est inconcevable. […] La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d’un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n’est pas la liberté. La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement. » – La Révolution russe, 1918

« C’est un fait absolument incontestable que, sans une liberté illimitée de la presse, sans une liberté absolue de réunion et d’association, la domination des larges masses populaires est inconcevable. […] La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d’un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n’est pas la liberté. La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense autrement. » – La Révolution russe, 1918

 

  • Categorie: Contemporaine (1789-...), Europe, Politique