Sade

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Donatien Alphonse François de Sade (1740 – 1814)

Romancier, philosophe, provocateur et révolutionnaire

L’auteur libertin de Justine ou les Malheurs de la vertu était-il « le cœur le plus dépravé, l’esprit le plus dégradé, l’imagination la plus bizarrement obscène ne peuvent rien inviter qui outrage autant la raison, la pudeur, l’humanité » (l’Ami des lois, 29 août 1799) ? Ou était-il un esprit libre et provocant dans une époque troublée par la Révolution, la chute des icônes religieuses, une langue et une plume bien pendues qui lui vaudront de passer 27 années en prison et de finir sa vie à l’asile de Charenton.

La publication complète de l’œuvre du marquis de Sade restera interdite jusqu’en 1958, date à laquelle l’éditeur Jean-Jacques Pauvert, qui avait édité une intégrale de Sade et encourait la prison, gagne son procès. Si on oublie un instant le côté sulfureux de sa littérature, on se souviendra d’un citoyen Sade adepte des Lumières, secrétaire de la section des Piques, délégué à la Convention, qui rédigea la pétition sur l’abandon des illusions religieuses en 1793 et risqua la guillotine de Robespierre pour cela.

Quelques-unes de ses œuvres :

Dialogue entre un prêtre et un moribond, écrit en 1782 mais découvert et publié en 1926
Discours et pétitions présentés à la Convention nationale, 1793
Justine ou les Malheurs de la vertu, 1791
La Philosophie dans le boudoir, 1795

« Si, comme vous le dites, on met ma liberté au prix du sacrifice de mes principes ou de mes goûts, nous pouvons nous dire un éternel adieu, car je sacrifierais, plutôt qu’eux, mille vies et mille libertés, si je les avais. » (lettre écrite depuis la prison de Vincennes à sa femme en septembre 1783)

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  • Categorie: Arts, Contemporaine (1789-...), Europe, Moderne (1492-1789), Philosophie