Sous-commandant Marcos

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Le sous-commandant Marcos, leader du mouvement zapatiste au Mexique (1757-2014)

Souvent représenté à cheval et toujours masqué d’une cagoule, le sous-commandant Marcos a été le mystérieux leader du mouvement zapatiste, basé au Chiapas (Mexique). Il est devenu le porte-parole de l’Armée zapatiste de libération nationale (l’EZLN, un groupe armé révolutionnaire mexicain) et du Comité clandestin révolutionnaire indigène en 1994, quand les forces zapatistes sont entrées en insurrection armée contre l’État mexicain. Ce qu’ils défendent ? Des valeurs comme la démocratie, la justice économique, la sauvegarde de l’environnement ou les droits humains.

Il a toutefois fallu attendre 1995 pour que son vrai visage soit dévoilé par le président mexicain Ernesto Zedillo en personne. Fumeur de pipe, moustachu et amoureux des belles lettres… Cela aurait pu être Brassens. Il s’agit en réalité de Rafael Sebastián Guillén Vicente. Né en 1957, il étudie, à l’âge de 20 ans, la philosophie et les lettres. Élève brillant bercé par Karl Marx, Louis Althusser et Friedrich Engels, il devient professeur à l’Université autonome métropolitaine (1980) puis à l’Université nationale autonome du Mexique (1983). Période durant laquelle il effectuera plusieurs voyages humanitaires dans le Chiapas, région la plus pauvre du Mexique.

On dit qu’il aurait rejoint le mouvement zapatiste en 1984, après s’être entouré d’un noyau de professeurs révolutionnaires rencontrés à l’université. Il quittera officiellement le mouvement en 2014.

Passant du communisme à l’altermondialisme, il est devenu une icône contemporaine dans les luttes libertaires et anticapitalistes, notamment dans les milieux autonomes et anarchistes. Le zapatisme reste, pour beaucoup, un exemple de société autogérée.

Citations :

« La politique, en tant que moteur de l’Etat-nation, n’existe plus. Elle sert seulement à gérer l’économie, et les hommes politique ne sont plus que des gestionnaires d’entreprise » – Interview dans Le Monde Diplomatique, 1997

« L’un des mensonges néolibéraux consiste à dire que la croissance économique des entreprises produit une meilleure répartition de la richesse et de l’emploi. C’est faux. De même que l’accroissement du pouvoir d’un roi n’a pas pour effet un accroissement du pouvoir de ses sujets. » – Interview dans Le Monde Diplomatique, 1997

  • Categorie: Amérique du Nord, Contemporaine (1789-...), Droits de l'Homme, Politique