Notre-Dame-des-Landes : « Le referendum est une entourloupe »

Francoise Verchère; figure emblématique de l'opposition à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à son domicile. Photo Baptiste Duclos

En juin prochain, le gouvernement souhaite solliciter l’opinion publique à travers un referendum en Loire-Atlantique sur la question de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Alors qu’un rapport d’experts missionnés par le ministère de l’écologie a estimé ce projet « surdimensionné », Françoise Verchère, ancienne maire de Bouguenais et désormais opposante emblématique, a de son côté publié « Notre-Dame-des-Landes : la fabrique d’un mensonge d’État » aux éditions Tim Buctu. Entretien.

The Dissident : Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

Françoise Verchère : C’est une écriture que j’ai commencée à l’automne dernier, un peu dans l’urgence, parce que j’ai vraiment craint qu’il n’y ait une intervention policière pour vider la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Zone d’aménagement différée, renommée par les opposants en Zone à défendre, ndlr). Les habitants historiques avaient également reçu des menaces, malgré la promesse des autorités qu’il n’y aurait pas d’expulsion avant la fin des recours juridiques. Je l’ai écrit aussi à la suite de la réflexion qu’on a menée avec plusieurs autres mouvements d’opposition citoyenne sur d’autres luttes : le barrage de Sivens, le Center parcs de Roybon, la ligne à grande vitesse Lyon-Turin, la ferme des mille vaches, Europa city, etc.

Nous avions décortiqué les fameuses procédures de débat public, c’est à dire des outils censés être la garantie qu’il y a bien un débat démocratique, que les oppositions ont été entendues et les arguments des uns et des autres ont été pesés. Nous nous sommes aperçus que les procédures elles-mêmes avaient des défauts, probablement voulus, et aboutissent à valider les projets quasiment en l’état, avec des améliorations à la marge mais jamais de remise en cause fondamentale. J’ai donc voulu écrire sur cet angle, car le « respect des procédures » est un des arguments qui est le plus souvent opposé à notre mouvement de résistance.

Qu’espériez-vous provoquer en publiant cet ouvrage ?

Nous avons d’abord été surpris de l’ampleur de la version numérique : environ 13 000 vues en une dizaine de jours. La sortie de mon livre a concordé avec celle de la lettre accusatoire de l’Acipa (l’association citoyenne des opposants à l’aéroport). Nous espérions provoquer une réaction vive, peut-être même une attaque en diffamation. Tout aurait été ainsi mis sur la place publique. En réalité, nous avons constaté qu’une fois de plus, en face, on nous opposait le silence. Il ne s’est rien passé. Dans le livre, j’explique que le silence est une stratégie extrêmement efficace de la part des décideurs. Ils laissent la situation pourrir. Ils savent qu’ils peuvent surfer sur le temps qui passe, la lassitude de l’opinion publique, la mauvaise image qu’ils fabriquent en permanence de la ZAD. Tout cela joue sur une opinion publique qui, d’une manière générale, aime l’ordre.

Il y a un terme qui revient de plus en plus souvent, la « post-démocratie ».

Je crois que nous sommes dans une démocratie très malade, volontairement laissée malade. Il y a clairement une oligarchie politique, financière et économique, qui a intérêt à ce que la situation perdure. Mais comme nous sommes en France, au XXIe siècle, on donne l’apparence de la démocratie. Exactement à l’image des grandes multinationales les plus destructrices de la planète et des êtres humains, qui sont aujourd’hui les chantres du développement durable. Il y a une récupération très habile de l’idée de démocratie en mettant en place des structures, mais, en réalité, le pouvoir ne se partage pas. Notre système représentatif est moribond, discrédité. J’ai regardé les résultats du premier tour de l’élection législative partielle de ce week-end : 25% de votants ! C’est une réalité terrible.

Le gouvernement a annoncé un referendum en Loire-Atlantique en juin prochain pour déterminer s’il faut optimiser Nantes-Atlantique ou construire un aéroport à une piste à Notre-Dame-des-Landes. Quelle est selon vous sa stratégie ?

Il veut re-légitimer ce mauvais projet en donnant l’illusion que ce sera totalement démocratique, puisque décidé par le bon peuple, ou du moins une partie. C’est très révélateur de la manière dont il conçoit la démocratie participative. Nous avions été questionnés l’année dernière par la commission d’Alain Richard sur la rénovation du débat public et des procédures, suite au décès de Rémi Fraisse à Sivens. L’idée du referendum fut abordée. Les douze mouvements auditionnés ont expliqué qu’on ne peut pas régler par un coup de baguette magique, même démocratique, quelque chose de mal engagé à l’origine.

Un an après, nous apprenons que cette rénovation du débat public va se faire par ordonnance. C’est un comble ! Les députés n’auront donc rien à dire sur le sujet. On nous sort ensuite l’entourloupe d’un referendum dont le périmètre, problématique, sera limité à la Loire-Atlantique. La question va porter sur deux solutions dont aucune n’a été étudiée à fond. Pour Nantes-Atlantique rénové ou pour Notre-Dame-des-Landes avec une seule piste (le projet d’origine fait état de deux pistes, ndlr) ? On va demander aux gens de dire oui ou non à deux possibilités qui ne sont pas aujourd’hui étudiées, pour lesquelles il n’y a pas de comparatif complet.

On ne sait pas non plus quels moyens matériels et financiers seront accordés aux uns et aux autres pour la campagne, ni qui sera garant du traitement par les médias des deux positions. On est totalement dans de l’enfumage. C’est très difficile pour nous de dénoncer cela, parce qu’en le faisant, nous nous retrouvons dans la position des non-démocrates !

Qu’aurait-il fallu faire à la place d’un referendum ?

Quand je lis le rapport de l’inspection missionnée par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, je me dis que normalement, la déclaration d’utilité publique (DUP) devrait tomber. Dès lors, on recommencerait en faisant un vrai travail d’analyse des deux solutions : Notre-Dame-des-Landes en plus petit ou l’optimisation de Nantes-Atlantique. On reprendrait les procédures normales de débat public sur un dossier qui n’est plus celui d’aujourd’hui.

Le rapport des experts dit une chose que personne n’a relevée, mais qui corrobore absolument ce que j’ai écrit. Ils ne parlent pas de mensonge d’État, mais ils disent : « Le débat public de 2003, l’enquête publique de 2007 et le jugement du conseil d’État qui a suivi, ont été fondés sur un argument d’autorité qui consistait à dire qu’il fallait deux pistes à partir de 5 millions de voyageurs. » Un argument avancé par la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), que les inspecteurs missionnés par le gouvernement déclarent faux ! C’est la raison qui devrait nécessairement faire tomber la déclaration d’utilité publique. Mais ce n’est pas le cas.

On voit donc bien que ce n’est pas une décision de raison, mais d’intérêt. Et je ne parle pas d’intérêt général. Comment une décision publique qui engage de l’argent, des destructions irréversibles, le sacrifice de terres, est-elle prise ? J’ai cru très longtemps que c’était décidé de manière rationnelle. En fait, pas du tout. Nous allons donc redemander l’abrogation de la DUP.

Faire tomber cette déclaration d’utilité publique d’ici le mois de juin va être compliqué. Comment allez-vous préparer le referendum ? En reconnaitrez-vous le résultat ?

Les premiers à qui on a demandé s’ils reconnaitraient le résultat, c’est l’association Des Ailes pour l’ouest et ils ont répondu que « ça dépendrait du résultat ». Du coup je vais faire comme eux et dire que ça dépendrait du résultat. On pourra appeler ce referendum un sondage officiel ! Plus sérieusement, en tant que représentante du Cédpa (Collectif des élus doutant de la pertinence du projet d’aéroport), une association d’élus ne peut pas appeler au boycott d’un vote. Nous y participerons, nous ferons campagne et nous dénoncerons à la fois le système même du referendum et le fond du dossier.

Si le oui l’emporte, cela convaincra sans doute le gouvernement de lancer les travaux. Or, les habitants de la ZAD ne voudront pas partir…

Quand bien même le referendum dirait oui en juin, il reste des recours juridiques. Rien ne dit qu’au bout du compte on ne gagnera pas un de ces recours. Ce serait un gag là aussi, que l’opinion publique dise oui et que la justice dise non. Qui l’emporte là-dedans ? Ils n’ont pas pris toute la mesure de la chose. Cette idée de referendum n’est pas un geste démocratique, c’est une énième entourloupe. Ils se soucient assez peu de la conformité avec les décisions de justice. J’ai souvent entendu Manuel Valls dire : « on fait le referendum en juin et les travaux en octobre ». Pour lui, la question semble déjà réglée.

Dans une intervention sur Télénantes, vous déclariez qu’« on ne peut pas envisager une évacuation de la ZAD par la force, sauf à vouloir une guerre civile ». Devra-t-on y déplorer un jour un décès ?

On l’a redouté en 2012 pendant l’opération César. La mort de Rémi Fraisse à Sivens aurait pu arriver à Notre-Dame-des-Landes. Je redoute qu’à un moment donné, parce qu’on ne sait pas sortir d’une impasse, on aille jusqu’à un affrontement. C’est comme ça que les guerres débutent. On voit la mécanique se mettre en marche, et il n’y a pas de bouton « arrêt ». On a pourtant donné au gouvernement plusieurs possibilités d’arrêter le projet. Mais il ne le veut pas. On peut donc arriver jusqu’à la violence. Je ne vois pas d’ailleurs comment ce serait évitable aujourd’hui.

Ils ne veulent pas arrêter… par peur de perdre la face ?

Il existe un phénomène que les psychosociologues appellent le « piège abscons », c’est à dire que lorsqu’on est engagé sur un chemin, il est extrêmement difficile de faire machine arrière, même si on vous prouve que vous avez tort. Il y a certainement de ça chez les hommes politiques. Il y a aussi une vaste opération immobilière sous-jacente et qui est probablement la vraie raison de cette volonté de partir de Nantes-Atlantique.

Je pense que les élus nantais ont eu très peur de ne pas réussir à faire leur beau projet urbain sur l’île de Nantes à cause de cet aéroport et du plan d’exposition au bruit. Ils continuent d’être persuadés que c’est une menace pour l’urbanisation. Et puis, il y a cette volonté à tout prix de construire une métropole de taille européenne avec tout le discours sur le développement, si loin de toutes les considérations que les citoyens auraient, eux. Dans quelle ville voudraient-ils vivre ? On ne leur pose pas la question. Pour vivre bien, il faut apparemment être dans une mégapole d’un million d’habitants et peser dans le concert européen, c’est tout. Ceux qui seront au pouvoir auront quant à eux leur place dans le club des grands.

Après, il y a des positionnements stratégiques. Manuel Valls joue l’autorité, l’ordre, les coups de mentons et le torse bombé. Il peut trouver là une manière de se faire une image de restaurateur de l’état de droit en vue de l’élection présidentielle. Le pouvoir me paraît avoir peur de ces lieux de cristallisation, et s’il ne reste que la répression pour faire taire les opposants, il l’utilisera. Je suis effrayée par les nouvelles qu’on apprend sur l’armement des policiers, les commandes de munitions… Ils sont prêts à la répression.

Quel rôle le parti de gauche (PG), dont vous êtes membre, joue-t-il dans cette lutte d’influence autour du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ?

C’est un parti qui est depuis longtemps dans la coordination des opposants. Pour lui, Notre-Dame-des-Landes est un marqueur à tout point de vue de ce qui ne va pas. Après, le PG n’est pas dans la négociation avec le gouvernement. Il accompagne la lutte seulement. C’est différent avec Europe écologie – Les Verts. Depuis le début, ils ont leurs grands leaders qui viennent régulièrement ici, mais qui au niveau national demandent une place au gouvernement. Il y a un fossé entre la base et la tête.

Le fond du problème à mon avis, c’est la relation au pouvoir. Les gens qui ont une parcelle de pouvoir pensent à la perpétuer, à l’augmenter, plutôt que de se demander l’utilité de ceci ou de cela. C’est la ruine de la démocratie. Pour réformer cela, il faudrait une réforme constitutionnelle.

Des manifestations qui au départ étaient contre la loi travail de la ministre Myriam El Khomri, se sont transformées en « Nuits Debout » partout en France… De quoi est-ce le signe ?

C’est le signe qu’il y a beaucoup de citoyens qui ne sont pas dégoutés de la chose publique, mais de la manière dont celle-ci est préemptée par le petit groupe au pouvoir. Ils sont très nombreux à souhaiter un autre mode de société. Les « Nuits debout » sont les lieux, les moments, où effectivement on peut mettre à plat tout cela. C’est la nouvelle forme des cahiers de doléance. Ce qui est très intéressant, c’est la totale horizontalité. C’est le signe que les élites ont failli. Un système représentatif est pourtant quasiment inévitable, au bout d’un moment il y a forcément une représentation. Simplement, comme celle-ci est récupérée toujours par les mêmes dans la durée, l’idée même de leader est refusée.

Cette horizontalité recherchée est le signe du ras-le-bol, mais aussi d’une volonté de dire ce qui ne va pas dans cette société. Tous les thèmes peuvent être débattus. L’éternel problème est de savoir quels seront les débouchés demain. Comment en fera-t-on quelque chose ? C’est tout de même un signe très encourageant.

Il n’y a pas eu beaucoup de réactions politiques sur le phénomène « Nuit Debout ». Avez-vous eu des retours de votre côté ?

Non car je suis très déconnectée désormais des réseaux de pouvoir. Je vois très bien quel peut être le discours cependant, car je connais par cœur mes anciens petits camarades. Ils vont tous trouver intéressant ce mouvement, mais il faut bien qu’à un moment les citoyens rentrent dans le rang. Si « Nuit Debout » revendique quelque chose, on lui donnera quelques miettes pour essayer d’en obtenir le silence. Il y a un mélange de suffisance et d’angoisse par rapport à ces mouvements, par nature incontrôlables. Ils ne doivent pas savoir très bien comment réagir. A mon avis, la stratégie sera la même que d’habitude : décrédibiliser le mouvement à un moment ou à un autre, compter sur la durée, la fatigue, les dérapages, pour retourner tout cela.

Il y a eu une convergence des luttes contre les « grands projets inutiles » de France, est-ce qu’on peut en imaginer une avec un mouvement plus global comme « Nuit Debout » ?

Quand l’opposition à cet aéroport de Notre-Dames-des-Landes dit : « on est contre l’aéroport et son monde », le « et son monde » a beaucoup d’importance. C’est ce qui fait qu’on peut être en convergence avec les « Nuits debout ». Globalement, la majorité des opposants à Notre-Dame-des-Landes voit dans sa lutte un symbole de tout ce qui ne va pas et donc veut construire un autre monde. Je pense qu’il y a vraiment la possibilité d’avoir des convergences sur la démocratie, ou en tout cas sur le constat d’absence de démocratie réelle, sur l’exploitation des ressources de la planète et des hommes.

Quelles seront les initiatives pour mettre en place cette convergence ?

Nous n’en avons pas encore parlé parce que nous sommes toujours très absorbés par la lutte contre l’aéroport. J’espérais qu’il n’y aurait pas ce referendum. Nous allons avoir un sacré travail de documentation de campagne à préparer. En face, les agences de communication feront le travail ! Nous, nous n’avons que nos petits moyens. Je ne suis pas encore allée aux « Nuits debout », c’est compliqué de mettre en place cette convergence dès maintenant. Mais ça commence peu à peu. Il y a des tas de gens de notre mouvement qui y sont, notamment parmi les zadistes. La coordination n’a pas pris position dessus parce que ce n’est pas son rôle, mais en tant qu’individus, nous sommes tous très intéressés et concernés.

Quelle est votre vision de l’évolution de la société ?

Je suis assez intéressée par les travaux de Pierre Rosanvallon ou de Dominique Rousseau lorsqu’ils font un constat des défauts de notre système et parlent de démocratie continue. Pour ma part, je crois vraiment qu’on ne sortira pas de la panade dans laquelle on est, s’il n’y a pas de remise en cause profonde du système de représentation et de participation des citoyens. Les choix de nos dirigeants aujourd’hui engagent terriblement notre avenir et celui de nos enfants. Je suis très inquiète pour les générations futures, je ne le cache pas. On approche d’un point de rupture environnemental. Mais je pense que les hommes politiques refusent l’idée de la mort et des limites de notre planète.

En face, les forces d’espoir sont réelles, car il y a beaucoup de petites initiatives locales qui me paraissent aller dans le bon sens. Le problème est de savoir à quel moment toutes ces initiatives seront suffisantes pour faire basculer le monde du bon côté, et est-ce que cela se fera assez vite avant les conséquences dramatiques qui se profilent ? Mon côté pessimiste me dit qu’il n’y aura pas de vrai changement sans réelle crise. Mais la crise à l’heure actuelle touche les plus faibles. Les puissants peuvent vivre pendant encore longtemps dans leur bulle. Je ne suis personnellement pas totalement confiante sur l’avenir de l’Humanité en tant qu’espèce.

Envisagez-vous d’autres engagements après, ou à côté de Notre-Dame-des-Landes ?

J’ai adhéré à Anticor, une association anti-corruption, pour relancer quelque chose en Loire-Atlantique. Nous allons redémarrer un groupe local avec un jeune de Pornic. Toutes ces imbrications financières avec les décisions publiques, c’est quelque chose qui me choque beaucoup. Après Anticor et Notre-Dame-des-Landes, je ne sais pas. Nous sommes tellement impliqués dans ce combat contre l’aéroport ! Ça dure, ça dure.. J’ai du mal à faire autre chose. J’avais vraiment espéré que 2016 serait la dernière année.

Il y a ce projet de pièce de théâtre « Les Tritons prendront l’avion » de Patrick Grégoire, un ami de Jean-Philippe Magnen. C’est la première fois que je vois comment passer d’un fait qui est encore d’actualité à de la fiction et c’est très drôle. L’idée est d’accompagner cette pièce avec Jean Philippe pour organiser derrière des débats sur la décision publique, la démocratie, etc. Ça peut nous occuper un bon moment. La pièce doit sortir début 2017.

Finalement, vous posez les fondements d’un mouvement citoyen en Loire-Atlantique.

Oui, ce serait bien. Mais je n’ai plus la force d’être vraiment au cœur du mouvement. Il faut passer le témoin là aussi ! Ma génération a déjà beaucoup donné. J’ai passé mon temps à militer. Je suis un peu fatiguée. Ce qu’il faut, c’est une relève. C’est ça qui est bien avec Notre-Dame-des-Landes, il y a une sacrée mobilisation. Ce qui me plait le plus dans ce mouvement, c’est que j’ai l’impression d’être dans la common decency chère à Georges Orwell. L’honnêteté commune qui fait que nous pouvons vivre ensemble. Les gens qui sont là, c’est le peuple au sens orwellien. Ils ne demandent pas des fortunes. Simplement de vivre en paix, tranquillement, avec un socle de valeurs minimales. De l’honnêteté et de la vérité. C’est vraiment ça, la bagarre de Notre-Dame-des-Landes.

Baptiste Duclos
Baptiste Duclos, journaliste et rédacteur en chef de The Dissident.

4 Comments

  1. Yves

    20 avril 2016 à 9 h 47 min

    Merci pour ce très bon témoignage sur le fond du dossier NDDL et sur l’humanité qui en ressort : un militantisme de personnes responsables, des gens qui veulent juste vivre une « vie debout »… ça semble si difficile à défendre en ce moment.
    Bravo à B Duclos pour ce bel article

  2. Morineau Maurice

    20 avril 2016 à 11 h 04 min

    Le Gouvernement Hollande à travers cette parodie de démocratie tente de faire avaliser son projet d’aéroport à Notre- Dame -des Landes. Alors que d’autres choix sont possibles. Communiste pour le retrait de la Loi Travail la sortie de l’euro et une rupture avec l’UE du capital. 50 000 ST-LO

  3. Bruno

    21 avril 2016 à 4 h 26 min

    Super article & interview, merci

  4. Gael

    16 mai 2016 à 10 h 13 min

    Merci pour cet article !

    A partager avec le plus grand nombre avant le 26 Juin : http://referendum-aeroport.org

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *