Ensemble pour soutenir un jeune média métissant, libre et solidaire !

« Les journaux.. ? N’en lisez plus, ou alors faisonsen un ensemble, et j’en serai le rédacteur en chef ! », clamait en novembre 1962 le poète et chanteur anarchiste Léo Ferré qui, à sa sortie de Sciences Po, commença sa vie active par être journaliste pigiste… éphémère.

Comme beaucoup d’entre nous, lassé du montage médiatique et du traitement éditorial de l’actualité sociale et des désastres humains, écologiques et civilisationnels en cours, je me suis détourné progressivement des médias traditionnels, pour la plupart possédés, orientés  aujourd’hui par quelques groupes financiers et milliardaires, toujours en quête de plus d’influence, de pouvoir et de domination.

Passionné par la presse, habité d’une conviction forte pour la démocratie, et soucieux du vide informationnel actuel, j’ai fait mien un demi-siècle plus tard le pari de Léo Ferré : fonder un journal de résistance citoyenne, avec pour viatiques, l’amour de la liberté et la légitimité d’un long parcours de vie.
Administrateur de l’APCP ( Association pour la création d’un Conseil de presse), ancien administrateur du Fonds Européen pour la Liberté d’Expression, ancien président du COLISEE (Comité de Liaison pour la Solidarité avec l’Europe de l’Est), je me suis engagé pleinement pour la liberté d’expression et la déontologie de la presse. Un engagement qui m’a permis de mesurer avec lucidité la responsabilité majeure qu’ont les médias et l’information dans la marche du monde.

Oui, la société a un besoin vital de nouveaux médias, de nouveaux contre-pouvoirs. Et proposer aux citoyens lecteurs une ligne éditoriale a-partisane, humaniste, grande ouverte sur l’autre et le monde, constitue en soi une belle aventure éditoriale et un fort défi démocratique. Ce défi ne peut être durablement relevé que par l’engagement indéfectible d’une communauté de rédacteurs et de journalistes soudés par les quatre valeurs du journalisme d’Albert Camus : lucidité, ironie, refus et obstination.

Aujourd’hui, The Dissident existe et a su, en quelques mois d’existence et malgré ses modestes moyens, fédérer autour de sa ligne éditoriale une jeune équipe de rédaction, susciter l’intérêt de milliers de lecteurs et capter la confiance d’une diversité de citoyens, d’artistes et d’intellectuels. Des prémices qui nous encouragent vivement à poursuivre et à approfondir notre implication au service d’un espace d’expression libre, à vocation internationale. Un espace nourri d’opinions divergentes, d’analyses critiques dissidentes, de témoignages ou de portraits d’hommes et de femmes parfois détonants, toujours inattendus et inspirants.

Vous l’aurez compris, The Dissident n’est ni un organe militant, ni un bréviaire ou un apôtre de la bonne parole, si ce n’est celui de la liberté et de l’émancipation. «  Les mots justes trouvés au bon moment sont de l’action », écrivait  Hannah Arendt. Et si l’information est une arme, elle est aussi un combat qui ne pourra être gagné sans solidarité citoyenne, sans un soutien indéfectible à l’émergence de nouveaux médias producteurs d’une autre information ouverte sur la société réelle, libre d’entraves, et en capacité de rester à bonne distance de tous les pouvoirs.

Cette liberté à préserver requiert aussi de prendre en compte les problèmes du journalisme traditionnel, qui se posent d’ores et déjà au journalisme numérique, lequel ne peut se croire dégagé des contraintes économiques et d’audience. Intégrer ces données dans une vision stratégique, c’est aussi mieux assurer son avenir, et en conséquence son impact dans la société.

C’est pourquoi The Dissident, après Charlie Hebdo, a choisi d’être l’une des toutes premières entreprises solidaires de presse d’information politique et générale. Ce statut innovant, inspiré de l’économie sociale et solidaire, permet notamment aux citoyens-lecteurs de soutenir sa production de contenus, mise au service du bien commun et du vivre ensemble, dont nous avons tant besoin en ces temps mauvais.

Ce combat d’audience est d’abord le nôtre, et ne pourra être gagné que si nous savons susciter votre soutien fidèle et toucher progressivement d’autres franges de lectorat  afin d’avoir une puissance d’impact plus forte dans la société.

Ce combat peut être aussi le vôtre, car la liberté de l’information a un coût : celui de l’indépendance financière, celui du travail de la rédaction, et surtout celui de la préservation de la dignité, qui permettra à celles et ceux qui croient en cette aventure éditoriale, de ne pas désespérer du métier de journaliste que nous souhaitons chez The Dissident au service de la résistance, de la démocratie et de l’éthique.

Soutenir The Dissident, c’est se soutenir ensemble dans la solidarité et la complicité d’un combat citoyen et démocratique essentiel.

Rémy Degoul
Fondateur, Directeur de la publication et de la rédaction

Rémy Degoul
Rémy Degoul, fondateur et directeur de publication de THE DISSIDENT, fondateur d’Europe Créative, administrateur de l’APCP- Association pour la création d’un Conseil de presse, ancien Administrateur du Fonds Européen pour la Liberté d’Expression, ancien président du COLISEE-Comité de Liaison pour la Solidarité avec l’Europe de l’Est.

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