Journée mondiale contre Monsanto : Paris debout !

Marche anti-Monsanto, Paris © Louis Witter

Samedi 23 mai, le monde entier s’est mobilisé contre Monsanto, le géant de la biotechnologie. De Mexico à Ouagadougou, en passant par Amsterdam et San Francisco, environ quatre cents marches ont eu lieu à travers cinquante pays. À Paris, The Dissident est allé à la rencontre des manifestants… Retour en images.

Militants anti-OGM, ils sont des milliers, en France, à avoir défilé samedi 23 mai contre Monsanto, le géant de la biotechnologie. Une belle réussite pour ce troisième anniversaire de la journée mondiale anti-Monsanto, dont l’appel a été relayé en France par le collectif des Engraineurs et l’association Combat Monsanto.

Suivie dans cinquante pays, la manifestation a mobilisé les foules dans trente-cinq villes française, y compris dans les départements d’outre-mer. À Paris, 2000 à 3000 personnes se sont rassemblées sur la place Denfert-Rochereau. Accompagné par une fanfare et au rythme des batucadas, le cortège a défilé jusqu’au Champ-de-Mars, où un concert était organisé. L’occasion de parler OGM, malbouffe et politique :

Monsanto, c’est le numéro un mondial sur le marché des semences. C’est aussi la multinationale qui a commercialisé le Roundup, l’herbicide le plus utilisé dans le monde et classé depuis peu « cancérogène probable pour l’Homme » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l’Organisation Mondiale de la Santé. Et c’est également le premier fournisseur d’événements de transformation génétique utilisés pour la production de semences génétiquement modifiées.

Difficile, d’ailleurs, de dénicher un produit qui ne soit pas marqué par Monsanto : produits d’entretien, fruits et légumes, boissons, confiseries, couches pour bébés, produits de beauté, dentifrices, etc… Une liste qui pourrait s’allonger avec la signature des accords transatlantiques de libre échange (TAFTA), également visés par de cette mobilisation.

Une main à la plume, l’autre à l’objectif, un œil fermé, l’autre dans le viseur pour mieux contempler ce monde qui part à vau-l’eau, Justin chaloupe de ville en ville à la recherche de l’actu qui dérange. Étudiant, il a commencé le journalisme avec Moto Journal, TSA ou encore Radio Campus.

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