Siné : « J’attends toujours la révolution ! »

Maurice Sinet dit "Siné"

Alors que Siné Mensuel fête ses quatre ans, son fondateur Bob Siné sort le neuvième tome de son épopée Ma vie, mon œuvre, mon cul. Un joli prétexte pour rencontrer ce dessinateur râleur, fondu de jazz et de salsa, buveur de beaujolais, qui « chie dans la colle » depuis plus de soixante ans. Mine de rien, le créateur des chats a côtoyé Prévert, Jean Genet, James Baldwin, Fidel Castro, Ben Bella et Malcolm X… Culte, à tous points de vue !

S’il est une chose qu’on ne peut pas reprocher à Siné, autoproclamé « brutal et sans nuances » – là où Hara-Kiri (auquel il n’a pas participé) était « bête et méchant » -, c’est de ne pas être fidèle à lui-même ! Toute sa vie – il a 86 ans – le dessinateur à bretelles est resté ce titi parigot gouailleur, enfant de prolo, fils d’un père ferronnier traumatisé par la guerre 14-18. On comprend, dès lors, l’antimilitarisme forcené de Maurice Sinet, dit « Bob »… Rencontre avec cet anar de gauche qui aime le beaujolais, le beau sexe et pointer du doigt la connerie de nos contemporains.

The Dissident : Ma vie, mon œuvre mon cul ! c’est avant tout une œuvre de dissidence, non ?

Siné : C’est un peu la moindre des choses. Surtout dans le monde actuel ! Partout où on est, il faut être dissident. C’est un devoir ! J’ai l’impression d’être né comme ça, avec un biberon de dissidence dès le réveil! Ma vie mon oeuvre mon cul, c’est inspiré par Zazie dans le métro de Queneau, qui a popularisé l’expression « mon cul ». Comme Ma vie mon oeuvre  c’est un peu pompeux, j’ai ajouté « mon cul » pour ne pas me prendre trop au sérieux.

Siné Mensuel, « le journal qui fait mal, et ça fait du bien », a eu de grosses difficultés en 2011. Où en êtes-vous ?

"Ma vie, mon œuvre, mon cul", Tome 9

« Ma vie, mon œuvre, mon cul », Tome 9

Curieusement, l’assassinat des dessinateurs de Charlie Hebdo a provoqué un regain d’intérêt pour les gens qui font de l’humour. Notre journal a un peu plus de lecteurs. On en est ravis, parce qu’on était presque en bout de course. Tout doucement, on fermait la boutique. Et d’un coup, crac, est passé à dix mille lecteurs de plus. Mais on est toujours sur la corde raide. On vend 25 000 exemplaires. On doit avoir environ 50000 lecteurs. Avec le double, on serait heureux comme tout.

Ce qui s’est passé le 7 janvier est dramatique. Mais ça a mobilisé les gens huit jours et c’est retombé. Je ne sais pas ce qu’il faudrait pour secouer les gens, virer le gouvernement. Tout changer. J’attends toujours la révolution. Je ne me fais pas d’illusions. Mais je fais quand même semblant d’y croire encore !

À Siné Mensuel, vous êtes entouré d’une bande de « chieurs » comme vous, aussi éclectiques que le situationniste Raoul Vanegeim, l’entarteur Noël Godin, l’inclassable Jackie Berroyer, les humoristes Didier Porte, Alévêque, les dessinateurs Delfeil de Ton, Berth, Carali… Il faut avoir le cœur à gauche pour faire partie de cette bande ?

On a un peu de tout. Alévêque, on ne sait pas trop où le situer. On a Guy Bedos. On avait Michel Onfray. On a un peu les jetons avec lui, parce que des fois il est bien, des fois il écrit des conneries ! Il regrette. Il aimerait revenir. Je suis en train d’en parler avec ma femme Catherine, qui est rédactrice en chef : « On le reprend ou pas? » Moi je suis plutôt contre. Elle est plutôt pour. Mais en général, j’aime bien laisser les gens s’exprimer.

On a une nana qui a aussi suscité beaucoup de réticences : Isabelle Alonso. Elle a une mauvaise réputation d’emmerdeuse féministe. Elle s’est révélée sympa et pas du tout féministe, au sens où on pourrait le craindre. C’est pas mal que ce soit un peu ouvert. S’il n’y avait que des anars, on ne prêcherait que des convertis ! On est contre tous les abrutis ou les gens qui ont des œillères !

À propos d’œillères, que pensez-vous des censures ou des mises au placard de Bolloré sur les programmes de Canal + ? Pas très réjouissant pour vos potes de Groland !

Ça fout les jetons! C’est le capitalisme qui bouffe tout ! C’est leur but : nous faire disparaître. On est les mecs qui les font un peu chier, qui essayent de les empêcher de roupiller tranquille. Mais c’est dérisoire. Les pauvres sont de plus en plus pauvres et eux continuent de gagner beaucoup plus d’argent qu’ils n’en gagnaient avant. Ça fait 80 piges que je bosse à chier dans la colle, et je me dis que ça n’a pas servi à grand chose!

Pourtant vous avez été de tous les combats. Vous avez même hébergé des militants FLN pendant la guerre d’Algérie…

On avait vachement d’espoir à l’époque. J’ai cru à tout. À Cuba je me suis dit : « ça y est, on va avoir un pays socialiste sympa qui ne soit pas le goulag ! » Mon cul ! L’Algérie aussi, c’est devenu n’importe quoi. Je ne regrette pas d’avoir soutenu la lutte pour l’indépendance. Mais c’est vachement triste de voir le résultat. J’ai cru à la Chine de Mao pendant un moment : « Putain, enfin des milliards de gens vont chier dans les bégonias! » Mais c’est rentré dans l’ordre. En plus, ils sont devenus capitalistes. Les Russes aussi. Je n’aimais pas non plus la période stalinienne. Mais quand on les voit acheter les Champs-Élysées et la Côte d’Azur, c’est affolant ! Poutine c’est vraiment une merde, un ancien flic du KGB. Il n’y a pas de secret !

C’est une drôle de caste de salauds qui a le fric, qui dirige le monde. On a l’impression qu’il n’y a pas d’espoir. Dès qu’il y a un petit truc qui va bien, ça part vite en couille. Quand la Grèce a dit « non » au référendum, c’était merveilleux ! Et puis aussitôt, le retour de bâton ! Mais au moins, c’est un acte de courage comme il n’y en a plus beaucoup.

Dans vos mémoires, vous racontez aussi votre relation avec Prévert.

J’ai passé de ces soirées avec lui… Je crois que c’était le mec dont j’étais le plus proche comme écrivain. Pour une fois, la poésie ne me faisait pas chier ! Je connaissais Paroles, son premier recueil, par coeur. J’ai dragué ma première femme, à la Libération, en lui récitant du Prévert ! C’était un coup de foudre. Il a tout compris sur les militaires et les curés. Je n’ai su qu’après qu’il a fait partie du groupe de théâtre communiste Octobre. Une sacrée aventure, avec le chanteur Mouloudji. Tous ces mecs que j’ai eu l’occasion de connaître, comme le comédien Raymond Bussières et sa femme Annette Poivre… C’étaient des anges, avec le côté prolo à casquette.

Comment l’avez-vous rencontré ?

Au culot. À la sortie de l’armée, j’ai fait un petit livre de dessins que j’ai imprimé à compte d’auteur. Je l’ai envoyé à tous les gens que j’admirais, avec une dédicace et mon adresse : Jean Genet, Raymond Queneau, Prévert… Lui m’a écrit : « Salut ça m’a fait plaisir. Je suis content ! » On habitait à côté. On ne s’est plus quittés. Je l’accompagnais le soir chez lui. Il me disait : « Attends, je t’accompagne chez toi ». Et on faisait deux ou trois allers-retours, en buvant un coup à chaque fois. Je me faisais engueuler par sa femme : « Tu as encore fait boire Jacques ! » J’avais cette mauvaise réputation. Mais les copains n’avaient pas besoin de moi pour ça !

C’est votre fameuse série sur les chats qui vous a ouvert les portes de l’Express, en 1957.

En pleine guerre d’Algérie, l’Express m’avait demandé une page sur les paras. Ça a eu un succès fou. Après ça, ils m’ont proposé une page de dessins hebdomadaire. C’était la première fois que je faisais du dessin politique. C’était la grande époque de De Gaulle, qui est devenu ma cible préférée ! Quand je vois tous les clowns qui lui ont succédé, je le regrette presque ! C’était un connard, un militaire ! Mais il avait une faconde, un certain humour. Il a envoyé chier les pieds noirs. « Je vous ai compris », c’est génial ! Personne n’avait rien compris ! Il leur a mis dans le cul en réussissant à faire signer la fin de la guerre d’Algérie. Aujourd’hui, on serait encore en guerre avec les cons qu’on a !

En 1962, vous vous retrouvez au tribunal avec votre copain photographe René Maltête. Par défi, il avait prétendu avoir assisté aux massacres d’algériens par la police du préfet Maurice Papon, au métro Charonne…

J’ai multiplié les provocations. Ça me faisait marrer. Je n’ai jamais eu peur d’aller en taule. Finalement ça ne m’est jamais arrivé. J’ai eu le groupe des avocats pro-FLN, dont Jacques Vergès, à l’oeil. Ça les faisait marrer aussi, parce qu’ils avaient la bride sur le cou. Ils savaient qu’ils pouvaient compte sur moi pour ne pas présenter d’excuses à qui que ce soit. Au contraire, j’en rajoutais une couche ! Sauf qu’à chaque coup, j’avais des amendes à casquer ! Ça fait partie du jeu.Ils font leur boulot. Je fais le mien. On se déteste cordialement.

La justice, comme ils l’appellent, n’est pas juste. Quand on voit les pauvres mecs qui dérouillent ! L’enfoiré de ministre de l’Économie Macron a retoqué la loi sur les prud’hommes. C’est-à-dire la justice pour les prolos qui se font virer. Ils aimeraient bien supprimer ce qu’il reste pour que les travailleurs n’aient plus du tout de recours. Qu’on soit taillable et corvéable à merci. Dire que c’est un gouvernement socialiste qui l’a pris comme ministre… Ça fait mal au sein !

Comment vous êtes vous retrouvé à Cuba avec Fidel Castro ?

En 1961, j’ai été invité là-bas avec une lettre de Ben Bella pour Castro, que je me suis arrangé pour lui remettre en mains propres. Pour les fêtes du 26 juillet, Fidel avait donné l’ordre d’inviter des intellos de gauche français non affiliés au Parti Communiste, dont Nathalie Sarraute, Jean-Paul Sartre et François Maspéro. Il n’avait pas encore viré sa cuti. Moi j’étais anar. On était bien vus au début. Deux ans après, il n’y avait plus que les cocos. Quand il y a eu le blocus américain, les Russes lui ont mis le grappin dessus. Cuba se retrouvait avec des rues Staline ou Youri Gagarine ! Chaque régime c’est pareil : tout le monde veut avoir la mainmise.

Siné et Fidel Castro à la Havane, en 1962 - (c) DR

Siné et Fidel Castro à la Havane, en 1962 – (c) DR

C’est aussi à Cuba que vous avez rencontré l’écrivain Carlos Moore…

Quand il est parti aux États-Unis 1963 pour échapper au racisme des Cubains, je trouvais qu’il charriait un peu. Finalement ça s’est révélé un peu exact. Je lui disais : « J’ai été invité dans un grand hôtel avec plein de Noirs dans la piscine. On est tous ensemble. – Tous ensemble? Mais tu vois des Blancs, toi ? Non. Ils ne veulent pas se baigner dans une piscine où il y a des Noirs! » On avait l’impression que l’eau était devenue sale pour eux ! Et pourtant c’était des révolutionnaires, les mecs ! Mais ils étaient conditionnés comme ça. Je ne suis pas sûr qu’ils aient fait beaucoup de progrès depuis.

http://www.ina.fr/video/I10035083

Plus tard, en 1964, Carlos Moore est venu chez vous avec un certain… Malcolm X, à qui vous avez fait écouter du Cannonball Adderley.

Ça a compté vachement. Il m’a dit : « Tu es le seul Blanc que je connaisse qui aie autant de disques de jazz ! » J’étais en plein free jazz. Il y avait tous ses potes : Coltrane, Pharoah Sanders, Archie Shepp…

Comment était-il humainement?

Siné et Malcom W - (c) DR

Siné et Malcom X – (c) DR

Il avait la réputation d’être musulman pratiquant. Alors que pas du tout ! En 1993, j’ai été invité dans une émission avec Spike Lee, qui venait de sortir son film sur Malcolm. Il avait lu tout ce qu’il avait pu, mais il ne l’avait jamais rencontré. Il n’en revenait pas qu’on ait bu des « Cuba libre » ensemble ! Je lui ai dit: « Tu as déconné. Tu le fais passer pour un croyant. Pas du tout ! Il a fait de la frime pour avoir le plus possible de militants dans ses rangs. »

Ils l’ont tué au moment où il allait faire son coming-out et envoyer balader la religion. Ça aurait fait un super choc. Il me disait que les Noirs-Américains étaient mal barrés. Ils se droguaient. Ils n’étaient pas assez disciplinés. La religion musulmane, c’était un bon truc pour qu’ils aient une vie saine. Une fois pris en main, il leur aurait dit d’arrêter. Je ne suis pas sûr qu’il y serait arrivé. Mais C’était un mec en or. Prévert et Malcolm sont deux personnes qui m’ont illuminé. Je pense souvent à eux.

Et votre amitié avec Cavanna1, le fondateur de Hara-Kiri et Charlie Hebdo ?

Avec Delfeil de Ton, on a été voir Cavanna quinze jours avant sa mort, l’année dernière. Il s’est fait baiser par ses propres troupes. Philippe Val s’est conduit avec lui comme une ordure. Ils l’ont tous traité comme un vieux schnock. Ils lui ont piqué son titre. Ils ne voulaient pas lui filer de pognon. C’était assez horrible. Avec Delfeil de Ton, on le poussait : « Ça t’appartient. Prends-le titre et fait quelque chose d’autre. » Mais il était trop vieux, il n’avait plus la force de reprendre une aventure. Je ne peux pas me réjouir des malheurs de Charlie Hebdo, mais ça reste une bande de mecs pas fréquentables !

Il n’y a jamais eu d’état de grâce ? Même quand vous avez rejoint Charlie Hebdo en 1981, avec la rubrique « Siné sème sa zone »?

Même au début, j’y allais le moins possible. J’étais content de voir certains potes individuellement, comme Willem. Mais il n’y a jamais eu une bonne ambiance. Trente ans auparavant, je n’aimais déjà pas trop Hara-Kiri. Je trouvais ça vulgaire. On me dira : « Tu peux parler, toi ! Tu n’arrêtes pas de parler de cul ! » Mais Hara-Kiri avait un côté bête et méchant qui ne me plaisait pas. Je trouvais que ce n’était pas assez politique.

Cavanna était un non-violent. C’était un brave type, avec le coeur sur la main. Il râlait mais il avait un peu le même tempérament anar doux que Brassens. Il ne supportait pas la bande à Baader, les Brigades rouges, pour qui j’étais de coeur. Pour lui, tous les gens qui tuent sont à mettre sur le même plan. Je trouve que ceux comme Fidel qui prennent les armes pour se débarrasser d’un dictateur comme Batista ont raison2.

En 1985, l’avocat Gilles-William Goldnanel vous a fait un procès pour antisémitisme suite à des propos tenus sur la radio Carbone 14. Bien avant votre papier sur le mariage de Jean Sarkozy avec l’héritière de Darty, que Philippe Val a utilisé pour vous licencier de Charlie Hebdo en juillet 2008.

Faut pas que j’en parle trop parce qu’il continue à vouloir ma peau ! Goldnanel se prétend « avocat sans frontières ». Il voit des antisémites partout. Je suis sa tête de turc. Dès que je fais un pas de travers : « antisémite! » Je fais gaffe parce que les procès coûtent cher. En plus, ce n’est pas très valorisant d’être traîné dans la boue sur ce sujet. On peut me traiter de n’importe quoi : fainéant, alcoolique… Mais antisémite, raciste, ça fait chier et c’est stupide ! Par contre je suis pro-palestinien et anti-israélien. Il ne faut surtout pas se laisser avoir par cet amalgame entre anti-sioniste et antisémite.

Vous avez aussi incarné le personnage de Bernard-Henri Siné dans Groland, un clin d’œil à un autre de vos « amis », le philosophe milliardaire Bernard-Henri Lévy…

Me filmer en train de dire des conneries avec le verre de pinard à la main, c’est une idée de Benoît Delépine. Bernard-Henri Lévy me déteste et c’est réciproque. J’ai une belle bande d’ennemis, dont la LICRA, qui sont venus à la barre clamer : « Siné est antisémite! » Ils ont perdu trois fois leurs procès. Ça m’a étonné de constater que les juges ont été relativement honnêtes. En plus, la phrase qu’on m’a reprochée sur Jean Sarkozy et son épouse était, à la virgule près, une citation d’un connard de la LICRA.

Dans le documentaire « Mourir plutôt crever » que vous a consacré Stéphane Mercurio en 2010, on voit que vous avez pris une concession à Montmartre avec Benoît Delépine, avec une sculpture en forme de doigt d’honneur. Un doigt d’honneur à la mort ?

On a vu grand ! On a soixante places pour tous les copains. Delépine s’est dit: « Putain, ça me fait chier à l’avance de savoir que je vais être enterré entouré de cons. J’aimerai bien n’être qu’avec des potes. » C’est comme ça qu’est venue l’idée. Je ne sais pas encore qui il y aura. Il faut être coopté. Delépine et moi, on a notre mot à dire. Son acolyte Gustave Kervern ne veut pas y aller. Il ne boit plus du tout. Il paraît qu’il s’est acheté une conduite. Sa femme est une emmerdeuse. Je ne sais pas comment il va terminer, le pauvre !

Siné et Benoît Delépine - (c) Stéphane Mercurio

Siné et Benoît Delépine – (c) Stéphane Mercurio

Et pour le numéro de rentrée ?

On se remue toujours le cul quinze jours avant ! On a des articles de fond, des interviews. On va sûrement parler des sans-papiers qu’on emmerde. C’est affolant. On ne compte même plus les morts maintenant ! On a un jeune stagiaire qui va le soir au milieu des migrants pour les aider à rédiger leurs papiers administratifs, leur expliquer comment se démerder à Paris. Il échoue souvent en garde à vue. Ils ne leur font pas de cadeaux ! Au lieu de les aider les flics font chier ces pauvres gars !

Notes :
1 En l’occurrence, Fulgencio Batista, chassé par la Révolution cubaine de 1959, mourra de mort naturelle en Espagne en 1973.
2 Auquel le journaliste Denis Robert rend hommage dans son film Cavanna, jusqu’à l’ultime seconde j’écrirai, 2015.

> Ma vie, mon œuvre, mon cul – Tome 9, Éditions du Crayon, en vente en kiosque depuis le 9 septembre 2015. 8 euros.

> À écouter : Siné – Vive le jazz ! (1997) et Hot Jazz (2002), compilations de titres choisis et illustrés par Siné, chez Frémeaux et Associés.

 

Julien Le Gros
Julien Le Gros est un journaliste indépendant, spécialisé sur les cultures d'Afrique. Il a notamment écrit pour Jazzman - Jazz magazine, Afriscope, Mondomix... mais aussi sur Internet avec Africultures, Mondafrique, Tribune 2 l'artiste, International Hip Hop. Il a fait des reportages au Kenya, Cameroun, Côte d'Ivoire, Burkina Faso, Sénégal et récemment en Guinée Conakry sur le virus Ebola.

4 Comments

  1. payonne

    18 septembre 2015 à 9 h 16 min

    Siné a lui tout seul résume les luttes du monde!
    Dans la fable de La fontaine les animaux malade de la peste,
    il serait « l’ âne » a qui tout est reproché et dans celle du pot de terre,
    contre le pot de fer il est le pot de terre! Au cinéma il aurait pu être un Marin du Potenkine ou alors le bébé dans le landau!!!!
    Dans un western il serait Sioux et je m’ avance peut être mais dans un film sur 39 45 il serait résistant, où dans les camps où il aurait peut être joué un enfant de David! Et dans les films d’ aventure Africaine il serait sorcier voilà ce qu’il jouerait si il était acteur de Ciné Siné ( oui je sais c’est facile) mais il est toujours du côté des opprimés! Il est dessinateur et donc d’ un trait de crayon il montre ses combats sa seule arme la mine de Carbone pas la mine de guerre!!!Merci à lui d’ être ce qu’il est encore et toujours un indigné humoriste non pantouflard mais anar malgré sa santé et son âge avancé !!!!!

  2. Leray

    18 septembre 2015 à 10 h 13 min

    Je suis un pied noir à qui De Gaulle l’amis dans le cul…juifs,chretiens et harkis compris… apprecient ce personnage …Siné est vulgaire…

  3. Leray

    18 septembre 2015 à 10 h 15 min

    Siné nous hait..Il y en a autant à son service….Il devrait en plus consulter un sexologue….

  4. pradeaux

    18 septembre 2015 à 16 h 20 min

    Delfeil de Ton dessinateur..quand même!!!!
    Ça fait pas classe dans une si bonne interview.

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